À l’occasion de la Journée internationale des enfants victimes innocentes d’agression célébrée ce 4 juin, la SOJEPAE (Solidarité de la Jeunesse Chrétienne pour la Paix et l’Enfance), s’inquiète de la persistance des violences et des atteintes aux droits des enfants au Burundi.

Selon David Ninganza, vice-président de la SOJEPAE, de nombreux enfants continuent de subir différentes formes de violences, spécialement les abus, l’exploitation, la négligence et la discrimination. Il souligne que les filles et les garçons sont parfois confrontés aux violences basées sur le genre, aux grossesses précoces, au travail des enfants, aux mariages précoces ainsi qu’à l’exploitation économique.
Une responsabilité partagée
Face à cette situation, David Ninganza estime que la protection des enfants doit être une responsabilité collective. « La protection de l’enfant n’est pas seulement l’affaire des familles ou des autorités. C’est un devoir partagé par l’ensemble de la société », affirme-t-il.
Il en appelle les parents à renforcer le dialogue et l’encadrement des enfants. Il invite aussi les établissements scolaires à promouvoir un environnement protecteur et respectueux des droits de l’enfant.
Le vice-président de la SOJEPAE demande par ailleurs aux autorités publiques de renforcer les mécanismes de prévention et de prise en charge des victimes. Ninganza exhorte aussi les médias à contribuer davantage à la sensibilisation et à la promotion des droits de l’enfant.
David Ninganza appelle les communautés à dénoncer toutes les formes de violences et d’abus commis à l’encontre des enfants.
Pour lui, investir dans la protection de l’enfance revient à investir dans l’avenir du pays car précise-t-il aucun enfant ne doit voir ses rêves brisés par la violence, l’exploitation ou l’indifférence.