Le manque d’eau potable perturbe le fonctionnement de plusieurs établissements scolaires à Gitega. Au Lycée Technique Christ Roi de Mushasha, plus de 1 000 élèves peuvent passer plus d’une semaine sans eau aux robinets. À l’ETP (Ecole des Travaux Publics) de Gitega, plus de 500 élèves doivent également parcourir les environs à la recherche d’eau. Une situation qui affecte l’hygiène et le temps consacré aux études.

Selon l’abbé Remegie Barutwanayo, directeur du Lycée Technique Christ Roi de Mushasha, l’établissement peut rester plus d’une semaine sans une goutte d’eau potable dans les robinets.
Cette situation complique fortement la vie quotidienne de plus de 1 000 élèves. Les travaux de propreté deviennent difficiles. Les toilettes, les dortoirs, les réfectoires et les salles de classe sont concernés.
Le directeur s’inquiète également des risques liés au manque d’hygiène. Les élèves craignent de contracter des maladies liées au manque d’eau et au lavage insuffisant des mains.
Le manque d’eau entraîne aussi une perte de temps. Les élèves sont obligés de se rendre dans des sources aménagées situées aux alentours de la ville de Gitega pour s’approvisionner.
Pour l’abbé Remegie Barutwanayo, ce temps passé à chercher de l’eau se fait au détriment des études. L’établissement ne dispose même pas d’un véhicule pour assurer son approvisionnement en eau potable.
Le directeur appelle ainsi les autorités concernées à trouver une solution durable à cette situation. Le problème touche également l’École des Travaux Publics de Gitega. Plus de 500 élèves de cet établissement se rendent, après les cours, dans des sources aménagées proches des marais de Karonga pour puiser de l’eau.
La Regideso évoque les perturbations électriques
Contacté à ce sujet, Vicius Nimbona, chargé du secteur de l’eau au sein de la région Centre de la Regideso, rappelle que les grands rassemblements, comme les écoles à régime d’internat, devraient en principe être servis en priorité. Il reconnaît toutefois que la ville de Gitega connaît une insuffisance d’eau potable.
Pour Vicius Nimbona, les coupures intempestives d’électricité figurent parmi les facteurs à l’origine des perturbations dans le calendrier de distribution de l’eau potable à Gitega.
Selon le rapport du Programme des Nations-Unies pour environnement, le Burundi a une très faible capacité d’adaptation face à la vulnérabilité climatique. Il est déjà victime des risques graves tels que, la sécheresse, les inondations, la perte ou réduction des superficies arables, le déclin de l’agriculture, la faim chronique, la pénurie d’eau et de l’énergie, les mouvements massifs de la population conduisant à l’agitation sociale, etc.