À Bujumbura, plusieurs usagers des transports en commun dénoncent la hausse des tarifs pratiqués sur certains axes de la capitale économique. Ils demandent aux autorités compétentes de mettre en place des règles claires pour encadrer les prix des déplacements et de s’attaquer aux difficultés d’approvisionnement en carburant, considérées comme l’une des causes des perturbations dans le secteur du transport.

Sur différents axes routiers du sud de Bujumbura, notamment entre le Petit Séminaire et la zone de Kanyosha au sud de la capitale économique ,les usagers constatent, surtout le matin, une forte présence de rabatteurs, communément appelés « abakokayi ». Ces derniers sollicitent les passagers pour les faire monter à bord de taxis ou de véhicules privés assurant le transport vers différents lieux de travail du centre-ville.
Selon certains usagers rencontrés sur les lieux, ces rabatteurs interviennent également dans la fixation des prix demandés aux passagers. Le tarif peut ainsi augmenter lorsque les bus se font rares, une situation qui mécontente les personnes qui dépendent quotidiennement des transports en commun.
Des tarifs qui dépassent parfois largement les prix habituels
Les usagers estiment que les activités des rabatteurs devraient être réglementées. Ils leur reprochent de se comporter comme des commissionnaires et de contribuer, selon eux, à l’augmentation des tarifs du transport.
Le même phénomène est observé au centre-ville de Bujumbura, où les rabatteurs sont également présents autour des taxis et des véhicules privés transportant des passagers. Au-delà de la question des rabatteurs, les usagers dénoncent surtout le non-respect des tarifs habituellement appliqués dans le transport en bus. Certains affirment devoir payer aujourd’hui jusqu’à 2 000 francs burundais pour des trajets qui coûtaient auparavant 600 francs.
Pour ces passagers, la situation rend les déplacements quotidiens particulièrement difficiles, notamment pour les personnes qui doivent se rendre régulièrement au travail. Ils demandent au gouvernement de trouver une solution permettant de garantir le respect des tarifs et d’encadrer les pratiques observées dans le secteur.
Les usagers souhaitent que les autorités s’attaquent à la pénurie de carburant, qu’ils considèrent comme l’une des principales causes des difficultés actuelles dans le transport. Selon eux, une amélioration de l’approvisionnement en carburant pourrait contribuer à réduire la rareté des véhicules et, par conséquent, les hausses de prix constatées sur certains trajets.