Neuf maisons détruites dont l’hôpital de Buhoro et l’école de Bumbiri, des hectares de bananeraies, de manioc, de haricots et de maïs ravagés. Les collines de Kagurutsi et Rubona, en commune de Mugina dans la province Bujumbura, ont été durement frappées par des pluies torrentielles mêlées de grêle ce mardi après-midi. Les familles sinistrées, hébergées chez des voisins, lancent un appel à l’aide tandis que l’administration communale sollicite une assistance d’urgence.

Le drame s’est produit ce mardi après-midi. Des pluies torrentielles mêlées de grêle se sont abattues sur la commune de Mugina, en province Bujumbura. Sur place, c’est la désolation. Les victimes lancent un appel à l’assistance. Au sein de l’administration communale de Mugina, on confirme la gravité de la situation et sollicite une aide d’urgence pour venir en soutien à la population sinistrée.
Selon des sources administratives locales, le bilan provisoire fait état de neuf maisons endommagées. A côté de celles-là, il y a aussi l’hôpital de Buhoro et l’école fondamentale de Bumbiri. D’importantes superficies de cultures : bananiers, manioc, haricots, maïs et autres ont été détruites. Le nombre exact d’hectares ravagés n’est pas encore établi.
Contactés, les administratifs indiquent que les familles sinistrées dont les maisons détruites ont été provisoirement accueillies par des ménages voisins.
Au chef-lieu de la province de Cibitoke, des habitants interrogés disent craindre des dégâts similaires à ceux de Mugina, au regard des fortes températures et des phénomènes climatiques observés ces derniers jours.
Le gouvernement dit se préparer à y faire face
Lors de la récente émission publique tenue à Ngozi, Jérôme Niyonzima ,le secrétaire général et porte-parole du gouvernement a affirmé que le gouvernement du Burundi se prépare à faire face aux risques liés au changement climatique.
Quant à lui, des campagnes de sensibilisation et de prévention ont déjà été lancées à travers le pays portant notamment sur le curage des caniveaux, le traçage des courbes de niveau et la sensibilisation des populations aux risques de glissements de terrain.
Le gouvernement a également prévu un budget pour porter assistance aux éventuelles victimes et envisage la construction de routes pavées dans les villes du pays afin de faciliter l’évacuation des eaux de pluie. Poursuit-il.
« Chaque année, le gouvernement prévoit un budget consacré au renforcement de la résilience face au changement climatique« , a souligné Jérôme Niyonzima.
Pour cette année, poursuit-il, une enveloppe de 20 milliards de francs burundais a été prévue. Un montant qui pourrait être revu à la hausse si nécessaire. Des travaux sont également prévus dans les zones identifiées comme étant à risque selon le secrétaire général et porte-parole du gouvernement.