Suivez Bonesha fm En Direct

Suivez Bonesha fm En Direct

Pavage: le gouvernement lance le programme, des partis émettent des réserves

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp

Le gouvernement burundais lance un programme de viabilisation et de reconstruction des quartiers anarchiquement construits. Le projet concerne les 42 communes du pays. Il prévoit le pavage des routes avec une contribution des propriétaires des parcelles concernées. Des partis politiques saluent cette initiative, mais émettent des réserves sur sa mise en œuvre et son coût pour les ménages.

Le programme est encadré par le décret présidentiel n°100/126 du 18 septembre 2026. Il porte sur la viabilisation par intégration et la reconstruction par intégration des quartiers anarchiquement construits.

Le ministre en charge des Infrastructures et des Logements sociaux, Égide Nijimbere, a expliqué les modalités du projet. Il s’exprimait le 24 septembre 2026 à Gitega. Il participait à une réunion de sensibilisation présidée par le Premier ministre Nestor Ntahontuye.

Des comités locaux seront créés dans les communes, les zones et les quartiers. Ils devront suivre l’exécution des travaux.

Pour le pavage des routes, la contribution des citoyens sera calculée selon la longueur de la façade de leur parcelle. Des comptes seront ouverts dans les banques commerciales et les COOPEC pour faciliter les paiements.

Le gouvernement demande aux 42 communes d’identifier, au plus tard en novembre 2026, au moins une route de 300 mètres ou plus. Cette route servira de point de départ au programme.

Le ministre Égide Nijimbere assure que les parcelles seront restituées à leurs propriétaires après les travaux. Leur superficie initiale sera prise en compte. Une séparation sera aussi faite entre la part revenant aux propriétaires et celle de l’État, selon le principe de séparation par îlot.

Des réserves sur la contribution des propriétaires

Le parti UPRONA salue le lancement du programme. Son président, Olivier Nkurunziza, estime que la viabilisation est nécessaire. Il souligne l’importance d’une bonne canalisation des eaux.

Selon lui, le problème réside surtout dans le fait que la viabilisation intervient après la construction des maisons. Il craint des destructions lors du traçage et du pavage des routes.

Olivier Nkurunziza évoque également l’absence d’une vision d’urbanisation à long terme. Il estime que le Burundi devrait disposer de plans d’urbanisation couvrant plusieurs décennies.

Il se dit favorable à une contribution de la population. Mais cette contribution, selon lui, ne devrait pas dépasser les capacités des ménages.

Il cite, à titre d’exemple, une contribution de 10 à 20 %. Il estime qu’elle ne devrait pas atteindre 90 % du coût des travaux. Le président de l’UPRONA appelle aussi à des mesures d’accompagnement. Il demande aux équipes techniques d’anticiper les difficultés liées aux indemnisations et aux éventuelles destructions.

Le FPI s’interroge sur les priorités

Le FPI, parti (Fraternité des Patriotes Ineza) reconnaît l’importance des projets de développement. Son président, Francis Rohero, reste toutefois sceptique sur ce programme. Il estime que le projet concerne une population déjà confrontée à plusieurs difficultés économiques.

Francis Rohero cite entre autres le manque d’eau et d’électricité dans certains quartiers. Il évoque aussi les difficultés d’accès aux engrais et au carburant.

Pour lui, ces problèmes devraient également être pris en compte dans les priorités du gouvernement.

Il s’interroge surtout sur la capacité des ménages à financer le pavage. Rohero  donne l’exemple d’une famille dont la parcelle longe dix mètres de route. Selon lui, cette famille pourrait être appelée à dépenser jusqu’à deux millions de francs burundais en moins d’un mois. Il estime par ailleurs que la capacité financière des familles doit être examinée avant la mise en œuvre du projet.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest
Pocket
WhatsApp

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *