Plusieurs espèces animales ont déjà disparu du Burundi. Des oiseaux, des primates, des antilopes et des éléphants ne sont plus observés comme par le passé. À l’occasion de la Journée mondiale des animaux, célébrée chaque 4 octobre, Innocent Banigwaninzigo,chercheur en Environnement appelle l’État et les citoyens à renforcer la protection de la faune. Il rappelle que la disparition des espèces menace l’équilibre biologique et peut avoir des conséquences sur l’être humain.

Selon Innocent Banigwaninzigo, plusieurs espèces animales autrefois présentes sur le territoire burundais ne sont plus observées aujourd’hui. Il cite notamment certaines espèces d’oiseaux, de primates, d’antilopes ainsi que les éléphants.
« Il y a des espèces animales qui ont déjà disparu alors qu’elles devraient être ici », souligne ce chercheur en environnement. Pour lui, cette situation montre que le Burundi est également concerné par les enjeux liés à la protection de la biodiversité.
L’État appelé à jouer son rôle
« La célébration de la journée mondiale des animaux constitue une occasion de rappeler à tous les citoyens burundais, à commencer par l’État, leur responsabilité dans la protection des animaux et des ressources naturelles ». Précise Innocent Banigwaninzigo.
Se référant à l’article 35 de la Constitution du Burundi, qui confie à l’État la responsabilité de protéger les ressources naturelles dans l’intérêt des générations actuelles et futures, le chercheur appelle ainsi à protéger « jalousement » ces ressources. Il estime que leur disparition ou leur dégradation peut entraîner un déséquilibre biologique susceptible d’avoir des conséquences négatives sur l’être humain.
Innocent Banigwaninzigo insiste également sur la responsabilité de chaque citoyen dans la sauvegarde des animaux. Il rappelle que toutes les espèces, qu’elles soient petites ou grandes, méritent d’être protégées.
L’éléphant joue selon lui un rôle important dans l’équilibre biologique. La préservation de cet équilibre, souligne-t-il, constitue aussi un bénéfice direct pour l’être humain.