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Bujumbura : plusieurs institutions publiques tardent à se conformer à l’obligation de pavage des devantures

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 Malgré les injonctions du gouvernement et l’annonce de sanctions contre les contrevenants, plusieurs institutions publiques de Bujumbura n’ont toujours pas pavé les espaces situés devant leurs bâtiments, pourtant concernés par cette mesure. Une situation qui soulève des interrogations sur l’exemplarité de l’État au moment où les autorités intensifient les contrôles et infligent des amendes aux particuliers.

Le constat est visible devant plusieurs bâtiments de l’État, tels que la Cour d’appel de Mukaza, la Cour suprême, le tribunal de commerce, le ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, ainsi qu’une partie de l’École Stella Matutina. D’autres infrastructures publiques sont également concernées, notamment le siège de l’Office burundais des recettes (OBR), la permanence du parti CNDD-FDD, le Palais des congrès de Kigobe et les locaux de la Police de l’air, des frontières et des étrangers (PAFE).

En revanche, certaines institutions ont déjà procédé au pavage de leurs devantures. C’est notamment le cas de la Banque de la République du Burundi (BRB) et du Mess des officiers.

Cette situation suscite des interrogations, d’autant plus que le ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique a récemment annoncé que chaque jeudi serait consacré aux opérations de contrôle et à l’imposition d’amendes aux propriétaires qui ne se seront pas conformés à cette obligation. La mesure concerne les constructions situées le long des routes principales.

Réagissant à cette situation, Gabriel Banzawitonde, président du parti APDR, estime que le programme de pavage présente des avantages en matière d’hygiène, d’assainissement et d’embellissement du cadre de vie. Toutefois, il s’interroge sur la responsabilité de l’État dans la réalisation des travaux.

Selon lui, les espaces concernés relèvent du domaine public et leur aménagement devrait être pris en charge par les pouvoirs publics. Il déplore également l’absence de normes techniques uniformes, estimant que les pavages réalisés ne respectent pas les mêmes critères de qualité.

Gabriel Banzawitonde juge par ailleurs incohérent que l’administration sanctionne les citoyens alors que plusieurs bâtiments publics, y compris le ministère chargé de faire appliquer cette mesure, ne sont pas encore conformes. Il cite notamment le ministère de l’Intérieur à Bujumbura, dont les abords ne sont pas pavés, ainsi que plusieurs autres bâtiments administratifs. Pour lui, l’État devrait d’abord montrer l’exemple avant d’exiger le respect de cette obligation par la population.

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