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École et écologie : Urgence de la pollution plastique

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À Bujumbura, les élèves tirent la sonnette d’alarme faute de poubelles, les bouteilles plastiques envahissent les rues. Face à ce fléau qui met des siècles à disparaître, Banguka Development réclame l’intégration de l’écologie dans les programmes scolaires dès le secondaire.

Les bouteilles en plastique s’accumulent dans les rues, les caniveaux et sur les berges du lac Tanganyika. Un constat amer pour de nombreux Burundais qui ne savent plus où jeter leurs déchets. Et si la solution venait des bancs de l’école ? S’indigne Dany Daniella Nishimwe, élève au lycée du Lac Tanganyika II.

Sur le terrain, les jeunes sont les premiers témoins de cette pollution. « Moi, j’ai déjà cette habitude. Je peux quitter la ville jusqu’à la maison sans trouver un endroit où jeter le plastique », raconte Mirondelle Sindy Sindayigaya élève a l’école Saint Michel Archange de Bujumbura. Son témoignage qui illustre un problème de fond : l’absence d’infrastructures et de réflexes écologiques.

 

L’éducation, point de départ

Pour Daniella Ingabire, présidente de l’organisation Banguka Development, il est urgent de changer de méthode. « Au paravant, on ne le comprenait pas. La protection de l’environnement commence par l’éducation des jeunes, la sensibilisation ainsi que leur engagement de lutter contre les changements climatiques », explique-t-elle.

Ingabire précise que face à la menace croissante des bouteilles plastiques non biodégradables, il faut agir dès l’école. Daniella Ingabire appelle le Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage à intégrer dans les programmes du secondaire des modules dédiés à la protection de l’environnement. Pour elle, l’objectif de cette approche est d’apprendre aux jeunes à comprendre l’impact des déchets plastiques et à combattre l’habitude de jeter les bouteilles n’importe où.

Même son de cloche pour Robert Ranguza, responsable de l’initiative Ecole Verte, au-delà des cours, il faudrait insister sur l’importance d’un accompagnement technique du ministère. L’idée est d’apporter une expertise adaptée et durable pour soutenir cette dynamique éducative et environnementale sur le long terme.

Les statistiques environnementales montrent que la production de déchets plastiques au Burundi représente un défi majeur. À Bujumbura, les plastiques constituent environ 8 à 11% des déchets solides, avec plus de 50 tonnes générées quotidiennement. Face à ce flux, la gestion et le recyclage restent des enjeux cruciaux selon la plateforme environnementale ibihe.org.

 

 

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