Kirundo abrite huit lacs dont Nagitamo, Gacamirinda, Rweru, Kanzigiri, Cohoha, Rwihinda ou Lac aux oiseaux, Narungazi et Mungere. Ces plans d’eau du nord du pays ont frôlé la disparition. Aujourd’hui, habitants et OBPE (Office burundais pour la protection de l’environnement) se mobilisent pour les sauver. Un enjeu écologique et économique pour la province de Butanyerera.

Direction nord du Burundi. À Bugabira, sur la colline Rugando, zone Kigoma en commune Kirundo. Le lac Nagitamo coule de nouveau. Sur ses rives, des habitants puisent de l’eau. Des pêcheurs remontent leurs filets. Le poisson est de retour.
La scène était impensable il y a quelques années. Le lac s’était asséché. En cause : les cultures pratiquées jusqu’aux rives. Les gens empiétaient pour faire de l’agriculture, rappellent les riverains.
Aujourd’hui, le réflexe a changé. Les habitants s’efforcent de protéger Nagitamo. Ils respectent la bande de protection de 50 mètres à partir des rives. Ils plantent aussi des arbres agroforestiers pour préserver l’environnement.
Même histoire à Gacamirinda. Un habitant de la colline Shenga, zone Kigoma, témoigne que ce lac s’était complètement asséché. On a interdit les cultures sur les rives et de préciser que maintenant, il est en bon état. Les poissons y sont abondants.
Direction le nord du Burundi. À Bugabira, sur la colline Rugando, zone Kigoma en commune Kirundo. Le lac Nagitamo coule de nouveau. Sur ses rives, des habitants puisent de l’eau. Des pêcheurs remontent leurs filets. Le poisson est de retour.
La scène était impensable il y a quelques années. Le lac s’était asséché. En cause : les cultures pratiquées jusqu’aux rives. « Les gens empiétaient pour faire de l’agriculture », rappellent les riverains.
Aujourd’hui, le réflexe a changé. Les habitants s’efforcent de protéger Nagitamo. Ils respectent la bande de protection de 50 mètres à partir des rives. Ils plantent aussi des arbres agroforestiers pour préserver l’environnement.
Même histoire à Gacamirinda. Un habitant de la colline Shenga de la zone Kigoma, témoigne que ce lac s’était complètement asséché car on a interdit les cultures sur les rives. Il fait savoir que maintenant, il est en bon état et du coup les poissons y sont abondants.
L’OBPE tire la sonnette d’alarme
Pour l’Office Burundais pour la Protection de l’Environnement, il n’y a pas de doute. Les lacs du nord constituent une richesse nationale. Ils doivent être protégés.
Pour Diomède Manariyo, représentant de l’OBPE en province Butanyerera, les habitants et les autorités administratives sont appelés à prendre conscience de leur responsabilité. « La protection de l’environnement de ces lacs doit se faire conformément à la loi », insiste-t-il.
Le responsable de l’OBPE en province Butanyerera affirme que si ces lacs sont bien protégés, ils pourraient contribuer au développement du pays en attirant davantage de touristes.