Les forêts naturelles du Burundi sont davantage exposées à la dégradation pendant la saison sèche. L’exploitation illégale du bois et l’installation clandestine de cultures dans des espaces forestiers menacent la biodiversité et les ressources en eau, alerte Macédoine Nduwayo, président de l’association Build the World.

Selon Macédoine Nduwayo, certaines personnes profitent de la saison sèche pour pénétrer clandestinement dans les forêts naturelles afin d’y pratiquer l’agriculture ou d’exploiter illégalement les arbres.
Il dénonce notamment l’occupation d’espaces qui ne sont pas destinés à l’agriculture. Des arbres sont abattus pour aménager des champs, sans que les conséquences environnementales de ces pratiques soient suffisamment prises en compte.
Ces activités entraînent notamment la destruction de la végétation, la fuite de la faune sauvage et la dégradation des habitats naturels. Elles pourraient également contribuer à l’assèchement de certaines sources d’eau.
Des conséquences visibles pendant la saison des pluies
Le président de Build the World souligne que les effets de la déforestation deviennent particulièrement visibles pendant la saison des pluies. La disparition du couvert végétal favorise notamment l’érosion des sols, avec des conséquences importantes sur les terres agricoles et les ressources naturelles.
Pour Macédoine Nduwayo, les bénéfices tirés à court terme de ces activités ne peuvent pas être comparés aux pertes environnementales qu’elles engendrent à long terme.
« Nous compromettons nous-mêmes nos moyens de subsistance », estime-t-il, appelant à une meilleure protection des forêts naturelles, notamment celles qui ont déjà subi d’importantes dégradations.
Renforcer la protection et le reboisement
Le défenseur de l’environnement recommande le respect des lois et règlements encadrant l’exploitation des ressources forestières. Il plaide également pour le reboisement des espaces déjà dégradés afin de restaurer les habitats naturels.
Cette démarche permettrait, selon lui, de préserver les espèces animales et végétales et d’éviter leur disparition ou leur déplacement vers d’autres espaces forestiers.
Parmi les forêts naturelles particulièrement exposées aux activités humaines figurent notamment la forêt de la Kibira, les réserves forestières de Bururi, Kigwena, Vyanda, Rumonge ainsi que Mukungu-Rukambasi.
Macédoine Nduwayo appelle ainsi les autorités et les communautés riveraines à renforcer la surveillance et la protection de ces écosystèmes, considérés comme essentiels à la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles.