Les habitants du quartier Mugirigiri, dans la zone de Mutimbuzi, dénoncent une pénurie persistante d’eau potable qui les oblige à parcourir de longues distances, parfois la nuit, pour s’approvisionner. Un bidon de 20 litres coûte 500 francs chez certains particuliers. L’administration locale reconnaît le problème et affirme avoir saisi sa hiérarchie afin qu’une solution soit trouvée.

La pénurie d’eau potable préoccupe les habitants du quartier Mugirigiri, dans la zone de Mutimbuzi. Pour avoir accès à cette ressource essentielle, certains habitants affirment devoir se rendre aux points d’eau publics à des heures très tardives.
« Nous n’avons pas suffisamment d’eau potable. Il nous arrive de nous rendre au robinet public vers 2 heures ou 3 heures du matin pour essayer de nous approvisionner », témoigne une habitante.
Mais même ces déplacements nocturnes ne garantissent pas l’accès à l’eau. Selon les habitants, le robinet public ne fonctionne pas toujours, les obligeant à se tourner vers les points d’eau installés chez certains particuliers.
L’eau devient une dépense supplémentaire
Face à cette pénurie, les habitants sont parfois contraints d’acheter de l’eau auprès des ménages disposant d’un robinet. Un bidon de 20 litres est vendu à 500 francs, un prix que certaines familles disent avoir du mal à payer régulièrement.
« Nous sommes contraints d’acheter de l’eau potable auprès des ménages. Mais il nous arrive de ne pas avoir les 500 francs nécessaires pour acheter un bidon de 20 litres », déplore une habitante.
Cette situation suscite également des inquiétudes liées à l’hygiène et aux risques de maladies. Les habitants demandent notamment l’installation de nouveaux robinets publics afin de faciliter leur accès à l’eau potable.
Les autorités reconnaissent le problème
Le chef de la zone Mutimbuzi, Albert Hatungimana, reconnaît l’existence de cette pénurie dans le quartier Mugirigiri. Il affirme avoir déjà transmis la question à ses supérieurs hiérarchiques afin qu’une solution puisse être trouvée.
« Nous avons soumis cette question à nos autorités hiérarchiques. Je pense que le problème finira par trouver une solution », indique-t-il.
En attendant une solution durable, les habitants continuent de recourir aux rares points d’approvisionnement disponibles dans la localité, notamment Amazi Water. Ils appellent les autorités à accélérer les interventions pour garantir un accès régulier à l’eau potable.