Alors que le gouvernement burundais a récemment mis en place une équipe ministérielle chargée de renforcer les actions d’assainissement et de propreté, l’Association FASHA appelle à intégrer davantage la dimension environnementale dans cette initiative. Son président et représentant légal, Tharcisse Saboguheba, estime que les efforts de salubrité doivent aller de pair avec la protection de l’environnement afin d’éviter des conséquences néfastes sur la santé publique.

Tharcisse Saboguheba a salué la décision prise lors du Conseil des ministres de désigner une équipe composée des ministres en charge de l’Habitat, de la Construction et de l’Administration du territoire, de la Santé ainsi que de la Communication pour piloter les questions liées à la propreté. Selon lui, cette démarche témoigne de la volonté du gouvernement d’améliorer le cadre de vie de la population.
Toutefois, le président de la plate-forme FASHA regrette que le ministère en charge de l’Environnement n’ait pas été associé à cette équipe. Il estime que la protection de l’environnement devrait occuper une place centrale dans toute politique d’assainissement.
Selon lui, une incompréhension persiste au sein de la population quant à la gestion des déchets. Il explique que de nombreux ménages ramassent les immondices avant de les entasser autour des habitations ou le long des routes, puis les brûlent faute de moyens appropriés pour leur évacuation.
Une pratique aux conséquences préoccupantes
D’après Tharcisse Saboguheba, cette pratique produit d’importantes quantités de fumée ainsi que des odeurs nauséabondes qui affectent directement l’environnement. Il avertit que ces émissions contribuent à la dégradation de l’atmosphère et participent aux changements climatiques.
« Nous avons peut-être gagné en propreté, mais nous risquons de provoquer des effets négatifs sur l’environnement », prévient-il. Il souligne que les changements climatiques ont à long terme des répercussions sur la santé humaine, notamment à travers la dégradation de la qualité de l’air et la multiplication de certains risques sanitaires.
Dans ce contexte, l’Association FASHA plaide pour une approche intégrée associant propreté, hygiène, esthétique et protection de l’environnement. Profitant du mois de juin 2026, consacré à la protection de l’environnement à l’échelle mondiale, l’organisation encourage le gouvernement à renforcer les mesures de gestion écologique des déchets afin de limiter les impacts des changements climatiques.
Pour Tharcisse Saboguheba, la santé de la population dépend étroitement de la préservation de l’environnement. Il appelle ainsi à des solutions durables permettant d’assurer à la fois un cadre de vie propre et un environnement sain pour les générations actuelles et futures.