Des habitants de la colline Gatete, en commune Rumonge de la province Burunga, dénoncent la prolifération de boissons fortement alcoolisées et prohibées. Selon eux, ces produits, accusés de provoquer de graves problèmes de santé, des troubles physiques et même des décès, continuent d’être vendus malgré les mesures d’interdiction. Face à cette situation, la population appelle les autorités à renforcer la lutte contre leur production et leur commercialisation.

Les habitants indiquent que certaines personnes ayant consommé ces boissons ont développé des problèmes de santé inquiétants, tandis que d’autres auraient perdu la vie. Une résidente de la colline affirme qu’un décès survenu récemment serait lié à la consommation de ces boissons. Elle souligne également que plusieurs consommateurs présentent des changements visibles de leur état physique.
Selon les témoignages recueillis, la situation affecte également la vie familiale. Certains habitants estiment que les personnes qui consomment régulièrement ces boissons ne contribuent plus suffisamment au bien-être de leurs ménages. Ils demandent aux autorités de ne pas se limiter à interdire leur commercialisation, mais de s’attaquer également à leur production.
Les habitants réclament la fermeture des unités de production
Les résidents de Gatete affirment que malgré les annonces répétées des autorités sur l’interdiction de ces boissons, celles-ci continuent d’être disponibles dans plusieurs boutiques. Ils plaident pour la fermeture des usines ou ateliers qui les produisent afin de mettre définitivement fin à leur circulation sur le marché.
De son côté, l’administrateur communal de Rumonge, Augustin Minani, confirme que ces boissons ont déjà fait plusieurs victimes. Il indique que plus de dix personnes ont été affectées par leur consommation.
Selon lui, une première mesure a déjà été prise lors d’une réunion de sécurité : l’interdiction de la vente de ces boissons dans les boutiques. L’administration communale mène actuellement des opérations de contrôle et sanctionne les commerçants qui ne respectent pas cette décision. Il rappelle également que des cas de décès liés à la consommation de ces produits ont été signalés notamment dans les zones de Kigwena et de Buruhukiro.
A noter qu’au niveau national, le premier ministre du Burundi, Nestor Ntahontuye, a annoncé qu’une ordonnance ministérielle sera prochainement mise en place. Celle-ci devrait accorder un délai aux producteurs concernés avant l’application des mesures prévues par le gouvernement pour lutter contre la production et la commercialisation de ces boissons prohibées.