Le parti CODEBU exhorte les acteurs politiques burundais à engager un dialogue inclusif en vue de promouvoir un climat politique apaisé et de favoriser une bonne gouvernance. Il estime que l’ouverture de l’espace politique constitue une condition essentielle pour tout politicien aspirant à diriger le pays. Ce parti plaide également pour le renforcement du dialogue entre le Burundi et ses pays voisins, afin de consolider une paix durable dans la région.

Kefa Nibizi, président du Conseil pour la démocratie et le développement durable du Burundi (CODEBU), estime que le dialogue, en tant que moteur de la cohésion sociale, doit être une priorité pour consolider une paix durable au Burundi.
« Plus particulièrement, vider le contentieux électoral de 2015 afin de permettre à tous les réfugiés de rentrer librement. Mais aussi, il faut un dialogue urgent avec tous les pays voisins du Burundi pour définir les conditions de cohabitation pacifiques et des lignes pour tous. »
Il plaide pour l’ouverture de l’espace politique et l’abandon de la logique du parti unique, qu’il juge néfaste pour le pays. Selon lui, cette doctrine ne fait que freiner le développement du Burundi.
« Donc il faut un dialogue inclusif pour que tous ensemble nous définissions les modalités pratiques de gouvernance de notre pays qui entraînent la tempête. Rappelons que l’ouverture de l’espace politique et la considération d’autrui n’est jamais une faiblesse ou une humiliation, c’est plutôt la véritable force de tout homme politique qui prétend vouloir diriger ce pays. »
Il ajoute : « C’est pour cette raison qu’au niveau du parti codebu, on s’inquiète et que cette période pourrait être retenue par l’histoire comme une époque qui a conduit à la dérive de notre pays. »
Le président du CODEBU exhorte le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, à privilégier la cohésion sociale, le dialogue et la vérité dans l’ouverture de l’espace politique, avant qu’il ne soit trop tard.