Certains habitants du quartier Gakumbu, en zone Rukaramu de la capitale Bujumbura, s’indignent d’être confrontés à une grave pénurie d’eau depuis plus de huit ans, ce qui les expose à des maladies liées au manque d’hygiène. Les autorités locales, quant à elles, confirment que plusieurs personnes ont déjà perdu la vie à cause de ces maladies. Face à cette situation alarmante, les habitants de Gakumbu lancent un appel pressant à la REGIDESO afin qu’elle leur vienne en aide.

D’après les habitants de Gakumbu, en zone Rukaramu de la commune Ntahangwa, ce manque d’eau les expose à des maladies liées à l’insalubrité, notamment le choléra.
Un de ces habitants fait savoir : « Nous souffrons énormément à cause du manque d’eau. Nous attrapons des maladies comme les vers intestinaux et le paludisme à cause du manque d’hygiène. »
Ils se plaignent que cette pénurie les oblige à manger dans des assiettes mal lavées et à manquer d’eau pour l’utilisation des latrines tout en précisant qu’il y a ceux qui sont morts à cause du choléra.
« Cela nous expose aussi à des maladies comme le choléra. Ces derniers temps, cette maladie est apparue. Des personnes sont décédées et d’autres ont dû se rendre à l’hôpital. »
L’autre estime : « Ici, nous vivons comme dans le désert du Sahara, car il n’y a pas d’eau. Nous avons élu nos autorités locales en espérant que ce problème serait résolu. Malheureusement, elles nous disent elles aussi avoir essayé, mais en vain. Nous avons attendu jusqu’à présent, sans qu’aucune solution ne soit trouvée. »
Ces citoyens de Gakumbu affirment être contraints d’acheter de l’eau par bidon. Selon eux, le prix d’un bidon varie entre 3 000 et 4 000 FBu, une eau qu’ils se procurent dans la zone de Buringa.
Ils dénoncent des coûts qu’ils jugent excessifs, d’autant plus que la majorité des ménages du quartier dispose de faibles moyens financiers. Certains d’entre eux estiment même qu’ils se servent parfois des eaux des rivières.
Les autorités locales donnent des chiffres
Juvénal Nzoyisaba, chef du quartier Gakumbu, révèle que douze personnes ont déjà perdu la vie à cause du choléra, tandis que plus d’une centaine d’autres ont contracté cette maladie vers la fin de l’année 2025, en raison de cette pénurie d’eau potable.
« Le problème est que lorsque le choléra est apparu, nous avons constaté qu’il s’est propagé à une vitesse très inquiétante. Douze personnes sont décédées dans le quartier Gakumbu et plus d’une centaine ont été infectées par cette épidémie entre le mois d’octobre et de novembre. C’était une situation extrêmement grave. Nous avons alors compris que tout cela était lié au manque d’eau potable dont souffre la population. »
Nadine Niragira, l’une des élues du quartier Gakumbu, explique que cette problématique est bien connue au niveau de la REGIDESO et appelle à des solutions urgentes afin d’éviter que la population ne continue à perdre des vies.
« Le problème du manque d’eau dans ce quartier est préoccupant. Cela fait plus de huit ans que l’eau de la REGIDESO n’y arrive plus. Les habitants ont alors recours à des eaux insalubres, ce qui les expose à des maladies comme le choléra. Nous avons déjà soumis cette question à la REGIDESO, mais nous attendons toujours une réponse. »
Elle demande l’intervention urgente de la REGIDESO, car, selon elle, plus les années passent, plus la population meurt à cause de l’eau sale qu’elle consomm