L’association FASHA lance un SOS pour la protection du mont Heha. Elle déplore que ce plus haut sommet du Burundi ait beaucoup perdu de sa végétation et de sa faune attrayante. Cette association souligne également que plusieurs rivières prenant leur source sur le Mont Heha pourraient se tarir si rien n’est fait. Selon FASHA, il est urgent que le gouvernement classe ce mont parmi les zones protégées afin de préserver son écosystème.

D’après Patrice Saboguheba, président de cette association, le feu de brousse qui a survenu l’année dernière sur le mont Heha a ravagé sa végétation et a fait diminuer son nombre de touristes.
« Il y avait des animaux de diverses espèces, dont des gorilles de montagne, des lièvres, des antilopes et des gazelles, mais aujourd’hui, la majorité de ces animaux n’y sont plus. Il y avait aussi des arbres de diverses catégories, dont des arbres autochtones. »
Il ajoute : « D’après les informations fournies par la population environnante, l’incendie criminel qui est survenu au mois d’août a ravagé le mont Heha jusqu’à 80% de son écosystème. Le problème, c’est que ce mont a connu un incendie majeur qui a fait que son écosystème est parti en fumée. Ses visiteurs aussi ont diminué. »
Selon M. Saboguheba, les rivières prenant leur source au mont Heha risquent de se tarir si aucune mesure n’est prise pour protéger ce sommet.
« Il y a des rivières qui prennent source dans le mont Heha, dont Nyamitanga, Nyarurambi, Rukata et Nyaruvumba. La rivière Mugere du côté de Mutambi, il y a un barrage de Mugere. Vous comprenez qu’au niveau de l’hydrographe il y avait un intérêt majeur. »
Il appelle le ministère de l’Environnement à classer le Mont Heha parmi les aires protégées, pour préserver son importance au niveau national.
Rappelons que, le Mont Heha est le plus haut sommet du Burundi avec une altitude de 2684 mètres.