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Barrières de police : certains députés expriment des doutes

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Certains députés soupçonnent que la multiplication des barrières de la police sur les routes cache des pratiques de corruption. Ils demandent la suppression de ces postes. Le président de l’Assemblée nationale, pour sa part, insiste sur la nécessité que les policiers soient correctement formés et spécialisés. Cette discussion s’est tenue ce mardi 20 janvier à l’hémicycle de Kigobe.

Lors des questions orales des députés adressées au ministre de l’Intérieur sur les missions de la police burundaise, certains parlementaires ont exprimé leurs inquiétudes concernant les barrières routières, accusées d’être utilisées par certains policiers comme lieux de perception de pots-de-vin.

Le député Venant Manirambona signale: « Les barrières routières permanentes, souvent en fil barbelé, donnent une autre interprétation, laissant penser qu’il s’agit de dispositifs devenus depuis longtemps des lieux présumés de perception de pots de vin. »

Daniel Gélase Ndabirabe, président de l’Assemblée nationale, quant à lui aussi partage les mêmes préoccupations: « Jusqu’à quand ces cordes installées sur les routes vont-elles rester en place, alors même que leur usage a désormais acquis une connotation négative ? »

Léonidas Ndaruzaniye, ministre de l’Intérieur, répondant à ces inquiétudes, a affirmé ne pas percevoir la situation de la même façon que ce qui est rapporté : « Quant à cette perception au sujet des barrières, je ne la vois pas de la même manière. »

Certains députés estiment que ces barrières devraient être supprimées, puis réinstallées uniquement lorsque cela est nécessaire, en veillant à ce que les policiers affectés disposent des compétences requises.

« Sur les routes où se positionnent des policiers spécialisés, il n’est pas nécessaire d’installer les cordes de barrières que l’on observe souvent », a ajouté M. Ndabirabe.

Le ministre de l’Intérieur, Ndaruzaniye, estime que la suppression totale de ces barrières ne constitue pas une solution.

« En supprimant ces barrières, on aura donné accès aux malfaiteurs pour se balader partout. Ce qui est nécessaire est de renforcer la capacité des policiers sur les barrières pour qu’ils puissent éviter des irrégularités qui peuvent se manifester sur place. Cependant, ces barrières ont été réduites. »

Ces discussions ont eu lieu au moment où le ministre de l’Intérieur présentait le projet de loi organique portant modification de la loi n° 1/27 du 9 décembre 2021, relative aux missions, à l’organisation, à la composition et au fonctionnement de la Police nationale du Burundi.

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