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Gatumba : les réfugiés congolais crient au secours

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Certains réfugiés congolais installés sur le terrain de la brigade de police de Gatumba déplorent des conditions de vie précaires.  Ils affirment manquer de vivres et d’un abri décent, contraints de dormir à la belle étoile, exposés à la pluie. Face à cette situation, ils lancent un appel aux autorités pour une assistance urgente et une relocalisation vers un lieu plus adapté.  

Ce jeudi 11 décembre 2025, au terrain de la brigade de police de Gatumba de la province de Bujumbura, près de la frontière avec la RDC, là où sont rassemblés plusieurs réfugiés congolais fuyant l’insécurité à l’est de la RDC. Environ 5 Km de la frontière, une barrière signale qu’aucun mouvement de véhicule ne se poursuit jusqu’aux postes et frontières de Gatumba.

Par contre, il s’observe des mouvements de personnes portant leurs biens sur la tête ainsi que leurs bétails en se dirigeant vers le terrain situé à la brigade de police de Gatumba. Sur place, se trouvent plusieurs réfugiés congolais, dont des enfants et des adultes. Beaucoup d’entre eux restent assis sur le sol. La plupart disent provenir d’Uvira. Cependant, ils déplorent les conditions de vie qu’ils mènent à cet endroit.

« Je suis ici seule, sans mon père ni ma mère. Toute ma famille est décédée, et tous mes biens sont restés à Kavimvira », confie une jeune fille congolaise réfugiée sur ce terrain.

Un autre réfugié déplore : « Je suis arrivé ici les mains vides, comme vous pouvez le constater. Tous mes vêtements sont restés à la maison. J’ai failli mourir, les bombes explosaient juste devant ma porte. Regardez dans quel état se trouve ma femme, elle souffre énormément. »

Ces Congolais disent être profondément déçus par la situation à l’est de la RDC : « Jamais nous n’aurions imaginé nous retrouver ici un jour. Malheureusement, il n’y a ni eau potable ni latrines. Actuellement, le peuple congolais souffre énormément, c’est une véritable catastrophe. Partout autour de nous, il y a des matières fécales, notre santé est constamment menacée. »

Ces réfugiés lancent un appel urgent à l’aide humanitaire et demandent leur relocalisation vers un site plus adapté, offrant des conditions de vie dignes et sécurisées. Ils demandent également aux autorités congolaises de trouver une solution à l’insécurité en RDC afin qu’ils puissent y retourner.

« Nous demandons qu’on nous trouve un autre endroit. Ici, nous avons peur, car nous sommes tout près de la frontière, nous entendons toujours des tirs de bombes de l’autre côté d’Uvira, aidez-nous. »

La frontière de Gatumba étant désormais fermée, les réfugiés congolais continuent d’arriver par voie lacustre, par groupes successifs. Certains d’entre eux sont escortés par des militaires burundais.

ONPRA : « Les réfugiés congolais sont trop nombreux. »

L’Office national de protection des réfugiés et apatrides (ONPRA) indique qu’entre le 4 et le 10 décembre, 20 001 réfugiés congolais, répartis en 4 018 ménages, ont été recensés sur le site de Gatumba où sont rassemblés ces réfugiés.

Richard Uwimana, coordinateur de l’ONPRA, précise toutefois que ces chiffres restent provisoires, car de nombreux réfugiés n’ont pas encore été enregistrés. Il souligne également que les conditions d’accueil ne sont pas adéquates pour faire face à cet afflux massif.

« Pour le moment on a déjà identifié 20.001 personnes. Mais, l’identification continue parce que nous avons beaucoup de personnes qui ne sont pas encore identifiées. Là où se trouvent ces réfugiés, il n’y a pas de latrines, c’est un problème majeur. »

 Il fait savoir que ces réfugiés manquent d’un appui et vivent dans des conditions précaires, exposés au soleil et à la pluie, faute d’abris adaptés.

 « Ces réfugiés sont arrivés depuis samedi passé, mais jusqu’à maintenant ils n’ont reçu aucune assistance alimentaire, des couvertures ou des nattes. Ce sont des problèmes qu’on devrait trouver des solutions immédiates dans des conditions normales. »

Selon lui, la diminution de l’assistance apportée par les organisations humanitaires laisse ces réfugiés dans des conditions de vie déplorables. Pourtant, il rassure que l’État burundais met tout en œuvre pour relocaliser ces réfugiés dans un site plus approprié, afin d’améliorer leurs conditions de vie.

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