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Secteur minier : Le président Ndayishimiye s’engage à lutter contre les détournements

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Le président de la République fait savoir qu’il s’observe un vagabondage dans l’exploitation des mines au Burundi, la loi d’exploitation n’est pas respectée. Cependant, il affirme qu’il se lance à combattre les détournements des mines exploitées au Burundi. Quant à l’Olucome, il doit y avoir des sanctions pour ceux qui détournent ces trésors afin de freiner ce comportement.

Le président Evariste Ndayishimiye lors d’une rencontre avec les responsables opérant dans le secteur minier

Lors d’une rencontre du 25 mars avec les responsables opérant dans le secteur minier, le président de la République du Burundi a demandé aux Burundais de se lever pour développer le secteur minier.  Il exprime que le minerai du Burundi constitue un trésor public et que personne n’est autorisé à le privatiser.

Le président Evariste Ndayishimiye accuse les exploiteurs de détourner les minerais et se demande réellement si ces minerais sont vendus, car selon lui, le Burundi ne bénéficie de rien de ces exploitations.

« Le problème est que vous ignorez la loi en exploitant les minerais. Il y a des vagabondages, même dans les trésors publics. Est-ce que cela est tolérable ? Vous avez vu pourquoi on dit que le Burundi est pauvre ? Les  minerais  sont un trésor du pays. Pourquoi vous les avez privatisés ? », A-t-il demandé.

Il révèle que les minerais détournés pouvaient contribuer à approvisionner le Burundi en carburant puisqu’ils s’achètent en devises.

« Certains ont des véhicules Jeep V8, d’autres exportent des minerais et construisent des maisons à l’étranger et même des usines. D’autres cachent des minerais en faisant ce trésor de l’État une propriété privée. »

Le président Ndayishimiye  se dit prêt à se sacrifier : « Vous avez même tenté de m’intimider. Mais en aucun cas, le sous-sol Burundi sera une malédiction. C’est plutôt une bénédiction. Vous avez volé, mais pas même 0,001% du sous-sol vidé. Sachez que les minerais constituent un trésor de l’État même le sable. »

Selon lui, que ça soit l’administration ou ceux qui opèrent dans le secteur minier, ils ignorent ce que les minéraux peuvent apporter comme intérêt pour le Burundi.

« Ces minerais doivent être achetés à l’État en premier lieu car les minerais  font une propriété de l’État, c’est son champ, et vous, les coopératives, entreprises, vous êtes des employés de l’État. Ceux qui ont fait des études nous ont menti. Je croyais qu’ils avaient des quantités, mais ils n’ont fait que voler. »

Il conclut que si les Burundais étaient conscients, il n’y aurait eu aucune crise dans le pays, car  l’exploitation minière pouvait rendre riche le Burundi.

Olucome : Manque de transparence dans l’exploitation minière

Gabriel Rufyiri, le président de l’Olucome

Gabriel Rufyiri, le président de l’Olucome, exige des sanctions contre des spéculateurs tout en créant une plateforme rassemblant les acteurs intervenant dans l’exploitation minière.

« Le secteur minier est parallèle au secteur des marchés publics. Pour nous, il est impossible que ce secteur contribue au développement du pays sans que la lutte contre la corruption de manière globale ne soit pas une réalité dans le pays. Il y a six outils, dont l’étiquetage des minerais en provenance du Burundi, et ces six outils, le Burundi les a ratifiés. »

Il complète : Ces six outils de la CIRGL qui exigent aux États de mieux gérer le secteur minier. Est-ce que vous pensez que ces six outils sont respectés ? Le professeur Léonce, qui enseigne à l’université du Massachusetts l’a dit un jour que plusieurs minéraux, dont l’or provenant du Burundi sont vendus dans le Conseil des Nations sous la casquette du Burundi. Mais quand on regarde le patrimoine des devises à provenance de ces minerais, on ne trouve rien. »

Le président de l’Olucome recommande un mécanisme transparent de gestion des minerais pour que ces derniers puissent être réellement une source de revenus et participer au développement du pays.

 « Mais cela doit passer par des sanctions sévères envers les corrompus qui se trouvent dans ce domaine », dit-il.

L’exploitation minière manque d’un cadre légal

Diomède Ninteretse, économiste et expert en leadership et aménagement des organisations

Diomède Ninteretse, économiste et expert en leadership, il informe qu’il y a encore des défis à relever. Il énumère le manque de transparence, les infrastructures et le cadre légal.

« Maintenant qu’on envisage percevoir 26 milliards dans une année dans ce secteur, je trouve qu’il y a un pas déjà franchi et il faut qu’on puisse effectivement y arriver.  L’autre observation, il ne suffit pas d’annoncer le montant escompté par rapport à ce secteur. Il faut voir les actions qui sont en train d’être menées pour pouvoir conclure que ce montant sera perçu. »

« D’abord, ce secteur demande une infrastructure performante. Vous vous souvenez que depuis un bon moment, on disait qu’on possede le nickel à Musongati et qu’on avait besoin de beaucoup d’énergie pour pouvoir exploiter ce minerai. Aujourd’hui, on n’entend plus parler de cela.» 

Il se demande s’il y aurait réellement des actions en cours pour pouvoir exploiter ce nickel de Musongati, surtout que, c’était un grand marché qui pouvait absolument développer le pays. 

« À part l’infrastructure, il faut voir le cadre réglementaire et gouvernant. Le code minier actuel ne donne pas la chance à la transparence. Tant que le code minier n’est pas amélioré et qu’il y a une transparence, que l’on veuille ou pas, il y aura toujours un problème de mise en œuvre », a-t-il fait remarquer.

En se référant à la loi numéro 1/27 du 30 décembre 2024 portant modification de la loi numéro 1/19 du 26 juin 2024 portant fixation du budget général de la République du Burundi pour l’exercice 2024/2025 précise dans son premier article les ressources du budget général de l’État pour cet exercice 2024/2025 modifié les recettes des minerais sont de 26.008.148.744Fbu. 

En précision, pour l’or, il est à 2.456.026.506 Fbu, le coltan, la cassitérite et la wolframite sont à 3.656.874.000 Fbu, la tourbe à 1.014.881.000 Fbu, le marbre à 17. 470.809.000 Fbu et le nickel à 1.409.557.328.000 Fbu, au moment où le total des recettes du budget général de l’État équivaut à 4.211.221.241.371 Fbu soit 0,6% seulement en provenance des minerais.

 

 

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