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Bujumbura-Mairie : les prix officiels ignorés

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Les prix récemment fixés par le ministère du Commerce ne sont pas respectés dans quelques coins de la capitale Bujumbura. Au marché de Cotebu, les prix sur les produits alimentaires sont très élevés comparés à ceux  établis  par le ministère en charge du Commerce. Certains commerçants du marché Cotebu avancent comme motifs le manque de devises et la pénurie du carburant.  

Nous sommes mardi 1 avril au marché communément appelé « chez Cotebu » pour se rendre de l’état des lieux des prix sur les produits alimentaires. C’est après la sortie d’une ordonnance ministérielle portant fixation du barème des prix des produits alimentaires.

Sur le marché de Cotebu, le constat est que les prix fixés par le ministère du Commerce ne sont pas du tout respectés. Les prix sur des produits alimentaires sont élevés. Selon les témoignages de certains vendeurs, tant que les devises et le carburant ne sont pas disponibles, les prix vont continuer à monter.

Un certain vendeur argumente : « Les nouveaux prix fixés par le ministère ne sont pas respectés, car il n’y a pas ni devises ni le carburant, et alors comment est-il possible qu’on diminue les prix ? »

Tableau Comparatif des Prix

Produits alimentaires par kilo Prix sur le marché Prix fixé par le ministère du commerce
Ndagala sec local 90000 Fbu 30000-60000Fbu
Petits pois frais 11000-12000Fbu 3000-6000Fbu
Le riz tanzanien 8000-9000Fbu 3000-6000Fbu
Le riz local 5200-5500Fbu 4 000-5 000Fbu
Oignon blanc 4500Fbu 1000-3000Fbu
Oignon rouge 4000Fbu 1000-3000Fbu
Viande sans os 30000Fbu 22000-28000Fbu
Viande avec os 26000Fbu 20000-25000Fbu

Ces commerçants du marché de Cotebu estiment que le gouvernement devrait plutôt collaborer avec eux avant de fixer les prix sur les produits alimentaires et suggèrent également l’exonération pour les produits alimentaires importés pour faciliter la tâche.

Qu’en dit l’Abuco ?

L’association burundaise des consommateurs Abuco se dit reconnaissante de l’ordonnance du ministère du Commerce qui fixe les prix sur les denrées de première nécessité. Cependant, elle appelle les commerçants à respecter ces prix et suggère aux consommateurs de dénoncer tout commerçant spéculateur pour que ces prix soient maintenus.

Noel Nkurunziza, S.G de l’ABUCO

Selon Noel Nkurunziza, le secrétaire général de l’Abuco: « L’Abuco a fait connaissance d’ordonnances du ministre ayant le commerce dans ses attributions, l’ordonnance qui fixe les prix de denrées de première nécessité. L’Abuco apprécie cette bonne habitude, ce qui rassure le consommateur que le ministère suit de près les prix, étant donné que la situation était telle que les commerçants fixaient illégalement les prix avec des intérêts exorbitants aux dos du consommateur. »

Il demande que ces prix soient respectés : « Ce qu’il faut déjà savoir, c’est que, dans la marge qu’ils ont donnée, connaissant nos commerçants, ils vont appliquer ces prix plafond, et c’est pour cela qu’on demande aux ministères concernés de suivre de près le strict respect de ces prix. »

Le secrétaire général de l’Abuco demande aussi aux autorités concernées de fixer le prix du charbon, car, selon lui, c’est une denrée qui est actuellement trop chère.   

« Nous déplorons l’omission du charbon pour la cuisson parce qu’aujourd’hui les prix qui sont constatés sur le marché sont des prix inimaginables et exorbitants, si bien que le ministère du Commerce, peut-être avec d’autres ministères concernés aussi, en particulier le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage qui pourrait fixer le prix réel du charbon pour la cuisson. »

Il ajoute: « Cela n’empêche aussi que d’autres mesures alternatives puissent être lancées en attendant que l’ordre soit fait au niveau du commerce du charbon pour que le ménage, les consommateurs finalement, ne trouvent pas que le charbon devienne plus cher que le reste du panier de la ménagère. »

L’Abuco : un clin d’œil aux commerçants et aux consommateurs

Le secrétaire général de l’Abuco lance un appel aux commerçants pour qu’ils respectent les prix récemment fixés par le ministère du Commerce plutôt que de profiter toujours du consommateur qui, selon lui, n’a pas les moyens pour pouvoir se procurer pleinement ce dont il a besoin.

« Nous lançons un appel aussi aux consommateurs pour qu’ils se comportent en consommateurs avertis et qu’ils soient vigilants pour dénoncer aux commerçants spéculateurs le fait que la mesure prise par les instances du gouvernement soit respectée. »

Sachez que, l’ordonnance ministérielle portant fixation du barème des prix des produits alimentaires est sortie le 27 mars.

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