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Burundi : les coupures électriques pénalisent les activités économiques

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Les coupures répétitives d’électricité perturbent les activités industrielles, artisanales et touristiques au Burundi. Les opérateurs économiques dénoncent des pertes financières et des difficultés à maintenir leurs entreprises en activité. Face à cette situation, le ministre chargé de l’Énergie, Hassan Kibeya, a annoncé la mise en place d’un comité qui se réunira chaque semaine pour examiner les problèmes du secteur privé et rechercher des solutions.

Les opérateurs économiques tirent la sonnette d’alarme face aux perturbations répétées de la fourniture d’électricité. Dans le secteur industriel, ces interruptions affectent notamment les entreprises de transformation du thé et de fabrication de boissons. Lorsque le courant est coupé en pleine production, les opérations sont compromises et les entreprises enregistrent des pertes.

Le secteur touristique est également touché. Les opérateurs craignent que la persistance de ces perturbations ne contraigne certains hôtels à fermer leurs portes. Ils évoquent notamment les difficultés liées aux lignes de distribution électrique.

Olivier Suguru, opérateur du secteur industriel appelle la Regideso à expliquer les modalités de distribution du courant. Selon lui, les opérateurs ont besoin de mieux comprendre les raisons de ces interruptions et les conditions dans lesquelles l’électricité est distribuée.

Ces préoccupations ont été exprimées lors d’une réunion tenue le mercredi 7 octobre 2026 entre le ministre des Ressources minières, de l’Énergie, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, Hassan Kibeya, et les opérateurs économiques.

Des pertes qui touchent aussi les petits artisans

Les conséquences de ces coupures dépassent le cadre des grandes entreprises. À Buterere, dans la commune de Ntahangwa, des personnes exerçant des activités qui nécessitent de l’électricité affirment éprouver des difficultés à subvenir à leurs besoins quotidiens.

Certains peinent à payer leur loyer et à prendre en charge leurs familles. Leurs activités tournent au ralenti en raison des interruptions répétées du courant, ce qui réduit leurs revenus.

L’Association burundaise des consommateurs (ABUCO) estime que presque tous les secteurs d’activité sont concernés. Noël Nkurunziza, secrétaire général de cette association, déplore les pertes économiques enregistrées par les industriels et les petits artisans.

« La pénurie du courant électrique cause un préjudice très énorme, que ce soit sur le plan social, mais également sur le plan économique », souligne-t-il. Il ajoute que les artisans qui utilisent l’électricité pour exercer leurs activités subissent eux aussi un important manque à gagner.

Selon lui, la dépendance à l’hydroélectricité expose les activités économiques aux difficultés liées à la disponibilité de cette ressource. Le développement d’autres sources d’énergie pourrait contribuer à réduire les perturbations et à limiter les pertes subies par les opérateurs.

Réagissant toujours à propos de cette situation, Noël Nkurunziza plaide pour la diversification des sources d’énergie. Il estime que le Burundi devrait encourager les investissements dans l’énergie solaire et éolienne afin de compléter la production des centrales hydroélectriques.

Selon lui, la dépendance à l’hydroélectricité expose les activités économiques aux difficultés liées à la disponibilité de cette ressource. Le développement d’autres sources d’énergie pourrait contribuer à réduire les perturbations et à limiter les pertes subies par les opérateurs.

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