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Journée internationale de la paix : la PARCEM plaide pour une paix fondée sur la bonne gouvernance et la justice

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À l’occasion de la Journée internationale de la paix célébrée le 21 septembre, la PARCEM estime que la paix ne se limite pas à l’absence de conflits. Pour cette organisation de la société civile, elle repose également sur la bonne gouvernance, la justice, la cohésion sociale, le bien-être de la population et le respect des droits fondamentaux. De son côté, le représentant du parti FPI dans la province de Bujumbura appelle les responsables politiques à mieux se former afin de proposer des programmes adaptés aux réalités de la société burundaise.

La paix constitue un concept global qui englobe plusieurs dimensions de la vie individuelle et collective. C’est le point de vue défendu par la PARCEM à l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée chaque année le 21 septembre.

Pour Faustin Ndikumana, directeur national de cette organisation de la société civile, la paix ne peut être pleinement réalisée sans prendre en considération les conditions de vie de la population, la paix intérieure et le renforcement de la cohésion sociale et nationale.

Selon lui, le vivre-ensemble et le développement d’un esprit collectif sont essentiels pour consolider les liens entre les citoyens et favoriser une société pacifique.

Il souligne également l’importance de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du renforcement de la justice. Il estime que la tenue d’élections transparentes et inclusives constitue aussi un élément fondamental pour consolider la paix.

Faustin Ndikumana insiste par ailleurs sur la nécessité d’un leadership responsable et visionnaire, capable de placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts particuliers. Il met en garde contre l’existence d’une oligarchie susceptible de concentrer le pouvoir au détriment de l’ensemble de la population.

Le développement du bien-être des citoyens et l’instauration d’un dialogue permanent entre les différentes composantes de la nation figurent également parmi les conditions qu’il juge indispensables pour trouver collectivement des solutions aux problèmes et aux défis auxquels le pays est confronté.

Des préoccupations liées aux abus de pouvoir et aux injustices

Le directeur national de la PARCEM considère qu’il est difficile de parler de paix lorsque des abus de pouvoir persistent, particulièrement au niveau de l’exécutif.

Il évoque notamment les emprisonnements abusifs, les personnes maintenues en détention malgré leur acquittement par la justice, ainsi que les expropriations qu’il qualifie d’abusives.

Il dénonce également les injustices et les cas d’enlèvements et de disparitions, estimant que ces situations constituent des obstacles à la consolidation de la paix.

Tenant compte de  ces difficultés, Faustin Ndikumana appelle à une prise de conscience de la situation et à des actions concrètes pour s’attaquer aux problèmes à leur source. Il préconise notamment de rompre avec la politique de l’autruche afin de faire face aux défis qui entravent la paix.

Le FPI appelle les responsables politiques à renforcer leurs capacités

Pour sa part, Cédric Ndayongeje, représentant du parti Fraternité des Patriotes Ineza (FPI) dans la province de Bujumbura, estime que l’engagement politique devrait reposer davantage sur la réflexion, la connaissance et l’analyse des réalités sociales.

Selon lui, une partie des responsables politiques burundais s’engagent en politique sous l’effet de l’émotion, une tendance qu’il considère comme préoccupante pour la société.Il appelle ainsi les hommes et les femmes qui souhaitent exercer des responsabilités politiques à approfondir leurs connaissances, notamment par la lecture et la recherche, afin de mieux comprendre les réalités de leur société.

Cédric Ndayongeje souligne que l’élaboration des programmes politiques et des projets de société devrait s’appuyer sur des données concrètes, les rapports des organisations nationales et internationales ainsi que les travaux des chercheurs.

À ses yeux, une telle démarche permettrait aux responsables politiques de mieux cerner les problèmes auxquels la population est confrontée et de proposer des solutions fondées sur des recherches préalables plutôt que sur de simples impressions.

Il invite les acteurs politiques à développer leurs  capacités intellectuelles et à accorder davantage d’importance à la lecture et à la rédaction de projets de société répondant réellement aux besoins de la population.

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