Des habitants de la colline Gasenyi, dans la zone Makamba, commune Mwaro, province de Gitega, s’inquiètent de la persistance des discours de haine visant les étrangers dans plusieurs pays. Selon eux, ces propos peuvent alimenter les divisions sociales, provoquer des conflits et, dans les cas les plus graves, entraîner des affrontements.

Ces habitants observent que les personnes qui quittent leur pays d’origine à la recherche de meilleures conditions de vie peuvent être confrontées à des propos hostiles ou dénigrants dans leur pays d’accueil. Ils estiment que ces attitudes seraient liées à la jalousie et aux divisions sociales.
Pour les habitants de Gasenyi, les conséquences de tels discours peuvent être importantes. Ils mettent en garde contre le risque de voir la haine et la stigmatisation diviser les communautés et dégénérer en conflits.
Face à cette situation, les habitants de Gasenyi appellent les dirigeants des différents États à se concerter afin de trouver des mécanismes permettant de mieux protéger les étrangers vivant hors de leur pays d’origine.
Jean-Marie Ndayizeye, chef de la colline Gasenyi, estime que des rencontres entre représentants des différents États devraient être organisées pour réfléchir aux moyens de garantir la sécurité et les droits des étrangers.
« Il faut organiser des rencontres entre les représentants de différents États afin de discuter des moyens de protéger les étrangers », souligne-t-il.
Les difficultés économiques parmi les causes
Pour sa part, Rémy Havyarimana, expert en résolution pacifique des conflits, considère que ces situations sont en grande partie liées aux difficultés économiques auxquelles sont confrontés certains pays.
Selon lui, ces problèmes existent dans de nombreux pays en développement, mais ils deviennent davantage visibles lorsque les tensions atteignent un niveau élevé. Il cite notamment la situation observée en Afrique du Sud comme un exemple où ces tensions ont atteint un niveau particulièrement préoccupant.
L’expert estime toutefois que ces difficultés ne devraient pas conduire les sociétés à la division ou à l’hostilité envers les étrangers. Il appelle les dirigeants, particulièrement dans la région, à privilégier la coopération et à comprendre que le développement commun est possible lorsque les efforts sont conjugués.
La prévention des discours de haine et la protection des personnes étrangères apparaissent ainsi, pour ces différents acteurs, comme des enjeux nécessitant davantage de dialogue, de coopération entre États et d’efforts en faveur de la cohésion sociale.