Des employés de la Communauté des Églises Pentecôtistes au Burundi (CEPEBU) se sont rendus ce mardi au siège de l’organisation pour réclamer le paiement de salaires impayés depuis près de quatre mois. Alors qu’ils dénoncent une situation qui fragilise leurs familles et demandent l’intervention des autorités, le secrétariat général de la CEPEBU attribue ce retard à un conflit interne ayant entraîné le blocage de l’accès aux comptes bancaires de l’organisation.

Des employés de la Communauté des Églises Pentecôtistes au Burundi se sont rendu ce mardi au siège de l’organisation pour exiger le paiement de leurs salaires qu’ils affirment ne pas avoir perçus depuis près de quatre mois.
S’exprimant au nom de ses collègues, James Hitimana indique que cette situation plonge de nombreuses familles dans de graves difficultés financières. Selon lui, les employés peinent à répondre aux besoins essentiels de leurs ménages, notamment en cette période de fin d’année scolaire.
« Il n’est pas facile de subvenir aux besoins de nos familles. Nous devons payer la scolarité des enfants, assurer leurs soins de santé et leurs déplacements, surtout en période d’examens. Avec cette situation, cela devient très difficile », déplore-t-il.
Ces employés se disent également indignés de constater que les responsables censés les encadrer sont, selon eux, à l’origine de leurs difficultés. Ils affirment avoir été informés que les comptes bancaires de la CEPEBU sont bloqués, sans toutefois connaître les raisons exactes de cette situation.
Nous ne devons pas être les victimes des conflits internes qui opposent certaines parties au sein de la CEPEBU », insiste James Hitimana.
Les employés demandent ainsi aux autorités compétentes ainsi qu’aux forces de sécurité, qui se sont rendues sur place pour rétablir le calme, d’intervenir afin qu’une issue favorable soit trouvée dans les meilleurs délais.
De son côté, le secrétaire général de la CEPEBU reconnaît le retard dans le paiement des salaires. Il explique que cette situation résulte d’un conflit interne au sein de l’organisation. Selon lui, l’une des parties impliquées aurait emporté des procès-verbaux de réunions jugés non conformes, ce qui aurait empêché l’accès aux comptes bancaires de l’organisation.
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