Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 29 octobre 2024, Anicet Niyonkuru, président du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), Anicet Niyonkuru, a exprimé des préoccupations majeures concernant l’avenir politique du Burundi. Le parti a insisté sur la nécessité d’un dialogue entre toutes les parties prenantes pour aborder les questions cruciales qui affectent le pays.

Niyonkuru a mis en lumière sa peur d’un retour au monopartisme, soulignant que les décisions politiques de haut niveau sont souvent prises sans consultation des partis politiques ou de la population.
« Est-ce que la population est consultée pour certaines décisions ? Même les partis politiques ne sont pas consultés pour des lois qui les concernent, » a-t-il déclaré, citant l’exemple de la loi électorale élaborée sans concertation.
Le président du CDP a également critiqué l’absence d’évaluation des décisions prises par le gouvernement, comme l’interdiction des motos et des tricycles dans le centre-ville de Bujumbura, qui a suscité des désagréments pour les citoyens.
En ce qui concerne le calendrier électoral, Niyonkuru a dénoncé les contraintes imposées par la Commission nationale électorale indépendante des élections (CENI), qui, selon lui, favorisent le monopartisme. « Nous avons un calendrier électoral où le président de la République annoncera le début de la période électorale le 7 décembre, et le dépôt des dossiers à la CENI commence le 9. La différence est d’un jour, ce qui est absolument impossible pour les partis souhaitant se coaliser, » a-t-il expliqué.
En tout cas, le CDP appelle à un calendrier qui facilite la constitution des coalitions pour les prochaines élections, afin de garantir une véritable pluralité politique. Anicet Niyonkuru, son président, a exhorté la CENI à laisser la liberté aux partis politiques, plutôt que d’imposer des mesures qui entravent leur capacité à se préparer adéquatement.