Le Kenya et la France co- organiseront, les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, le sommet « Africa Forward : Partenariats entre les pays africains et la France pour l’innovation et la croissance ». Cette rencontre réunira le président français ainsi que plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains autour des questions liées au développement économique, à l’innovation et aux investissements sur le continent africain.

Présenté comme une nouvelle étape dans les relations entre la France et l’Afrique, ce sommet intervient près de dix ans après le discours prononcé par Emmanuel Macron à Ouagadougou sur le renouvellement des relations franco-africaines. Pour la première fois, ce rendez-vous sera accueilli et co-présidé avec un pays anglophone, en l’occurrence le Kenya.
Selon Jérémy Grand, chargé d’affaires de l’ambassade de France au Burundi, ce sommet vise à renforcer des partenariats équilibrés entre la France et les pays africains, fondés sur des intérêts communs et des résultats concrets. Il souligne que depuis plusieurs années, la France a multiplié les initiatives en faveur du continent africain dans des domaines tels que le financement des économies africaines, la souveraineté alimentaire, la lutte contre le changement climatique ou encore la production de vaccins en Afrique.
Des investissements et des solutions aux défis communs
Le sommet « Africa Forward » mettra l’accent sur l’accélération des investissements croisés ainsi que sur la recherche de solutions concrètes à plusieurs défis communs, notamment le renforcement des systèmes de santé, la souveraineté alimentaire, l’accès à l’énergie, la connectivité et la compétitivité numérique.
Les organisateurs indiquent également que cette rencontre illustrera la diversité des relations entre la France et les pays africains grâce à la participation de plusieurs acteurs, dont des États, des entreprises, des artistes, des jeunes, des organisations de la société civile et des diasporas.
Au Burundi, les autorités françaises mettent en avant plusieurs projets de coopération déjà en cours. Il s’agit notamment des programmes soutenus par l’Agence française de développement dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’énergie. Parmi eux figurent le programme PAQABU (Projet d’Amélioration de la Qualité des Apprentissages au Burundi) destiné à améliorer la formation des enseignants, le programme Amagara Yacu consacré à l’amélioration de l’accès aux soins de santé, ainsi que le projet ASCENT qui vise à accélérer l’accès à l’électricité et soutenu par la France dans le cadre d’un effort conjoint avec la banque mondiale pour moderniser le secteur énergétique burundais d’ici 2029.
La coopération entre la France et le Burundi s’étend également aux domaines de la culture, du sport et de l’appui à la société civile. Quant a l’institut français du Burundi, il accompagne surtout des jeunes artistes burundais dans plusieurs secteurs culturels, dont la musique, les arts visuels et la danse contemporaine.