Sur la colline de Gahwazi, dans la commune de Bubanza en province de Bujumbura, de nombreux enfants abandonnent l’école avant même d’atteindre la septième année. La pauvreté des familles est pointée comme la principale cause, aggravée par le manque d’encadrement et certaines dérives comportementales. Les responsables locaux en appelle les jeunes à s, investir dans les études en vue de garantir un avenir radieux.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la pauvreté des ménages constitue la principale cause de cette situation. Une jeune fille raconte son quotidien difficile : contrainte de subvenir elle-même à ses besoins scolaires, elle s’adonne à de petits commerces au marché pour payer le minerval. Malgré ses efforts, elle a fini par abandonner l’école, contrairement à ses camarades qui approchent de la fin de leur cursus.
Des acteurs communautaires confirment ce constat tout en pointant d’autres facteurs aggravants. Antoinette Ndayitegeyamashi explique que, outre la précarité familiale, certains enfants adoptent des comportements à risque, comme l’oisiveté et le manque d’encadrement, ce qui compromet leur avenir scolaire.
De son côté, Fidèle Ntacombonye souligne les efforts entrepris par les autorités locales pour lutter contre ce fléau. Il évoque notamment des mesures visant à réduire les distractions qui éloignent les enfants de l’école, comme les baignades prolongées dans les rivières ou la fréquentation excessive de loisirs non éducatifs.
Les responsables locaux lancent ainsi un appel pressant aux jeunes : s’investir sérieusement dans leurs études afin de garantir un avenir meilleur. Ils encouragent également les familles et la communauté à jouer un rôle actif dans l’encadrement des enfants.
La province de Bujumbura figure parmi les trois régions du pays où le taux d’abandon scolaire est le plus élevé. La situation est particulièrement préoccupante dans la commune de Nyanza, où la pauvreté demeure le principal moteur de ce phénomène.