Plus de cent Burundais sont actuellement détenus dans la province du KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud, dans des conditions jugées préoccupantes. L’ONLCT (observatoire national pour la lutte contre la criminalité transnationale Où est ton frère alerte sur une situation qu’il estime critique et appelle les autorités burundaises à réagir sans délai pour protéger leurs ressortissants.

Au total, 124 migrants burundais seraient actuellement incarcérés dans deux centres de détention situés à Durban, dans la province du KwaZulu-Natal, selon des informations recueillies par l’ONLCT auprès de sources locales.
D’après Prime Mbarubukeye, président et représentant légal de cette organisation, 71 de ces ressortissants ont été arrêtés récemment lors de manifestations violentes qui secouent certaines régions de la république sud -africaine. Ils auraient été interpellés puis incarcérés sans délai. Les 53 autres étaient déjà en détention avant ces événements.
L’organisation dénonce des conditions de détention inhumaines et dégradantes et évoque un climat de tensions croissantes autour de la présence des migrants étrangers. Selon elle, une partie de la population locale accuse ces derniers, notamment les Burundais, de concurrencer l’accès à l’emploi, ce qui alimente des réactions hostiles.
Appel à une réaction diplomatique
Vu cette situation, Prime Mbarubukeye appelle le gouvernement burundais à renforcer la vigilance de ses représentations diplomatiques à l’étranger.
Il recommande notamment la mise en place d’un système d’alerte permettant aux ambassades de prévenir rapidement les ressortissants burundais en cas de menace imminente. Une telle mesure, souligne-t-il, offrirait aux migrants la possibilité de prendre à temps les dispositions nécessaires pour assurer leur sécurité ainsi que celle de leurs familles.
Pour l’ONLCT, cette situation remet au premier plan la question de la protection des Burundais vivant à l’étranger, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes liées à l’immigration et à l’emploi.