Trois décès récents attribués à la consommation de boissons alcoolisées conditionnées dans des bouteilles en plastique relancent le débat sur leur dangerosité. Des voix s’élèvent pour appeler le gouvernement à agir rapidement face à un phénomène qui inquiète la population.

Selon des témoignages recueillis, au moins trois personnes auraient perdu la vie après avoir consommé des boissons alcoolisées vendues dans des emballages plastiques. Si ces cas ont été signalés publiquement dans la commune de Cankuzo, plusieurs habitants affirment que d’autres décès surviennent régulièrement dans différentes régions du pays, sans toujours être médiatisés.
Pour Raphael Ngendakumana, président de l,OLUCOS(Organisation de Lutte contre les Stupéfiants ),ces boissons largement disponibles dans les boutiques et kiosques, sont pointées du doigt comme une menace sérieuse pour la santé publique. Ngendakumana dénonce leur accessibilité et leur mode de conditionnement, jugé inapproprié et potentiellement dangereux.
Face à cette situation, l,OLUCOS appelle les autorités burundaises à prendre des mesures strictes. Parmi les propositions avancées figure l’obligation pour les fabricants de conditionner ces boissons dans des bouteilles en verre et de limiter leur vente aux établissements autorisés, tels que les cabarets reconnus par la loi.
Outre les mesures réglementaires, la responsabilité individuelle est également évoquée. Raphael Ngendakumana recommande à la population de réduire sa consommation d’alcool, notamment en évitant de boire dès les premières heures de la journée, et d’adopter un comportement plus modéré.
Selon l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), la consommation d’alcool de mauvaise qualité ou frelaté constitue un problème majeur de santé publique, particulièrement dans les pays en développement où les contrôles restent limités.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs estiment que des mesures urgentes s’imposent pour encadrer la commercialisation de ces boissons et protéger efficacement la population.