L’ABUCO (Association burundaise des consommateurs) s’inquiète de la hausse continue du prix du charbon de bois, principale source d’énergie pour la cuisson. Elle appelle les autorités à agir face à une situation qui menace le pouvoir d’achat des ménages.

L’Association burundaise des consommateurs affirme suivre de près le problème de pénurie et de cherté du charbon de bois destiné à la cuisson.
Selon elle, le coût actuel de ce produit dépasse largement les moyens des ménages, au point d’affecter leur capacité à couvrir d’autres besoins essentiels.
Cette situation, précise Noël Nkurunziza,secretaire général de l,ABUCO ne date pas d’aujourd’hui. Elle s’explique en grande partie par l’extension des villes qui entraîne une exploitation accumulée des ressources forestières. La réduction progressive du couvert forestier rend ainsi le charbon de bois de plus en plus rare, alors que la demande ne cesse d’augmenter avec la création de nouveaux quartiers.
Face à cette réalité, Nkurunziza appelle les autorités publiques à se pencher sérieusement sur la question du bois de chauffage. Elle recommande notamment de promouvoir des sources d’énergie alternatives afin de réduire la dépendance des ménages au charbon de bois.
En outre, elle insiste sur la nécessité de mieux encadrer la chaîne de commercialisation. Du producteur au consommateur final, il est essentiel de s’assurer que les prix pratiqués ainsi que les taxes appliquées restent justifiées, afin d’éviter des marges excessives qui alourdissent la charge des consommateurs.
Au Burundi, plus de 90 % à 97 % des besoins énergétiques des ménages sont satisfaits par la biomasse (bois de feu et charbon de bois), entraînant une déforestation massive. Ainsi,la consommation de bois de chauffage a dépassé 10,6 millions de tonnes en 2017, tandis que le charbon de bois, principale énergie urbaine, décime le couvert forestier, menaçant de le faire disparaître d’ici 25 à 33 ans selon la plate-forme ibihe.org qui traite l’information exclusivement environnementale.