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OLUCOME : « La gratuité des soins, une politique mal appliquée. »

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L’OLUCOME critique le manque de mesures d’accompagnement dans le programme de gratuité des soins. Elle estime que ses bénéficiaires peinent même à obtenir gratuitement les médicaments prescrits. Il appelle le ministère de la Santé à revoir ce programme afin de garantir l’accès réel aux soins. Quant à l’ABDDM, une assurance maladie obligatoire est nécessaire pour faciliter durablement l’accès aux services de santé.

Arthémon Muntunutwiwe, secrétaire général de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME), affirme que de nombreuses plaintes émanent des patients censés bénéficier de soins médicaux gratuits.

Selon lui, ces bénéficiaires du programme de gratuité des soins ne reçoivent souvent que des consultations, tandis que les médicaments et autres services restent à leur charge, ce qui compromet l’efficacité.

« En ce qui concerne la gratuité des soins des enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, on fait presque les consultations, mais lorsque le médecin écrit une ordonnance, le patient va chercher les médicaments dans des pharmacies privées. C’était un bon projet, mais il faudrait que l’État rende disponibles les médicaments et assure tous les soins aux bénéficiaires. »

Il ajoute : « Il y a des lamentations ici et là, car si on se dirige vers un centre de santé, étant donné qu’on devrait être soigné gratuitement, on devrait même donner gratuitement des médicaments. Par contre, sur presque tout le territoire du pays, les bénéficiaires de ce programme ne reçoivent seulement que des consultations ».

L’OLUCOME suggère la révision de ce programme destiné les enfants de moins de 5 ans et des femmes qui accouchent sur des consultations prénatales.

ABDDM : « La santé, un droit pour chaque malade »

Pierre Nindereye, président de l’Association burundaise pour la défense des droits des malades (ABDDM), appelle le gouvernement à adopter une loi instaurant une assurance maladie obligatoire pour tous les Burundais, estimant que cela permettrait de faciliter un accès équitable aux soins de santé.

« On reconnaît que ce programme mobilise d’importants moyens publics et que certaines familles disposent de ressources nécessaires pour payer les soins. Toutefois, nous estimons que tout citoyen burundais doit bénéficier d’un accès équitable à des soins de qualité. La meilleure alternative serait la mise en place d’une couverture sanitaire universelle à travers une assurance maladie obligatoire. »

Il explique : « Les plus riches vont contribuer au profit des plus démunis. Enfin, nous soutenons que le gouvernement devait adopter une loi instituant cette assurance que l’ABDDM considère comme la seule solution durable pour garantir l’équité et limiter les irrégularités. »

D’après l’ABDDM, une telle mesure contribuerait également à réduire les inégalités d’accès aux soins médicaux.

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