Le CEMABU signale qu’au centre de santé de Bukeye dans la commune Muramvya en province de Gitega, les malades ne reçoivent plus de médicaments contre la malaria, ce qui a des conséquences néfastes pour la santé des patients. Il demande au ministère de la Santé publique de suivre de près cette situation et de rendre disponibles ces médicaments.

D’après Sylvain Habanabakuze, porte-parole du cadre d’expression des malades du Burundi CEMABU, la situation au centre de santé de Bukeye reste inquiétante et pointe du doigt les médecins de ce centre.
« Au sein de la CEMABU, nous sommes inquiets, car cette attitude de certains médecins a de nombreuses conséquences négatives pour les patients. Certains patients peuvent renoncer à acheter le médicament prescrit, soit par manque de moyens financiers, soit par frustration face au fait que les cartes d’assurance maladie mutuelles ne sont pas acceptées dans les pharmacies privées. »
La CEMABU craint qu’il y ait un commerce illégal de médicaments : « Cela peut aggraver leur état de santé, voire la perte de vies. Elle contribue également à la propagation du paludisme, une maladie très contagieuse si elle n’est pas traitée rapidement. Il y a également un impact économique, car une personne malade devient incapable de produire ou de contribuer au développement de sa famille et du pays. »

Habanabakuze doute que certains médecins de ce centre possèdent des pharmacies, d’où le manque de ces médicaments dans ce centre : « Cela expliquerait pourquoi ils orientent les patients vers les pharmacies alors que, normalement, les centres de santé disposent déjà des médicaments contre le paludisme. La CEMABU demande au ministère de la Santé publique de suivre de près cette situation qui nous préoccupe énormément. »
La CEMABU encourage les patients à faire preuve de détermination pour obtenir et prendre les médicaments qui leur sont prescrits et rassure que le gouvernement a bien entendu son appel.