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Le nouveau gouvernement, appelé à s’investir corps et âme

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Certains partis politiques déplorent que l’ancien gouvernement de Ndirakobuca n’ait pas pu résoudre les problèmes qui freinent le développement du pays, dont la corruption et le manque de carburant. Ces partis politiques demandent à ce que le nouveau gouvernement de Ntahontuye travaille à fond pour relever les défis qui hantent les burundais.

D’après Kefa Nibizi, le président du parti CODEBU, la nouvelle équipe ministérielle va travailler dans un contexte difficile, marqué par une crise économique, un niveau élevé de corruption et d’exclusion.

« Le gouvernement qui a été mis en place est un gouvernement qui exclut les formations politiques de l’opposition, ce qui paraît normal parce que, généralement, le gouvernement se conforme à la configuration du Parlement et ce dernier et est monopolisé par un seul parti politique, suite aux fraudes massives qui ont caractérisé les élections législatives. »

Il fait savoir : « Nous analysons les membres de ce gouvernement, nous pourrons avoir l’espoir qu’ils pouvaient être utile à la population, car, ils ont de l’expérience dans l’administration publique, voire même au gouvernement. Cependant, ils vont travailler dans un système politique qui est ancré dans la corruption et qui n’a jamais mis en avant le développement de la population, à part les discours sans fait à ce propos. »

Le président du CODEBU, demande au nouveau gouvernement de s’atteler à relever l’économie du pays et à éviter que le Burundi tombe dans un monopartisme, mais de promouvoir toujours la démocratie multipartite.

« Ceux qui voudront travailler pour le bien de la population pourraient ne pas en avoir l’occasion, parce que nous sommes dans un système dont les dirigeants mettent en avant l’accumulation des richesses, souvent induites », a-t-il fait savoir.  

 UPRONA : La pauvreté et le chômage, les défis majeurs des burundais

Olivier Nkurunziza, le président du parti UPRONA salue le respect de l’équilibre ethnique dans le nouveau gouvernement. Cependant, il déplore que les membres de ce gouvernement sont d’un seul parti politique.

« Les défis qui hantent les burundais sont multiples. Il y a le manque de produits de première nécessité, le manque de carburant, le manque de sucre, le manque de boissons, l’inflation de la monnaie ainsi que le manque de devises. Tout cela, c’est un travail qui les attend, alors pour moi, je proposerais qu’ils travaillent avec force, qu’ils ne soient pas influencés par leur milieu politique de provenance. »

Nkurunziza demande aussi à ces ministres de penser aux bonnes stratégies de développer le Burundi : « Qu’ils travaillent à la satisfaction de tous les burundais. Nous avons un défi majeur de problèmes de pauvreté, de chômage, de la corruption qui gangrène le pays, mais aussi le problème de la justice qui ne travaille pas conformément. »

Il précise : « En dehors de cela, être au bureau, avoir des véhicules de ministre, être appelé ministre, ça ne vaut rien pour les burundais. Ce que nous voulons, c’est le résultat palpable qu’ils vont nous donner par rapport à cette situation que nous vivons aujourd’hui. »

Selon Jérôme Niyonzima, le secrétaire général du gouvernement burundais, la nouvelle équipe gouvernementale a été mise en place dans le souci de mettre en avant les compétences techniques pour l’atteinte des objectifs de la vision 2040-2060 dans le respect des équilibres constitutionnels et de la diversité.

 

 

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