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Burundi : L’hémorragie du post-partum, une cause majeure de décès maternels

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Au Burundi, l’hémorragie du post-partum reste l’une des principales causes de décès chez les femmes pendant ou après l’accouchement. Elle serait à l’origine de 35 % des décès maternels, selon Augustin Harushimana, président de l’Association des sages-femmes du Burundi, MAA-VYARUHEKE. Face à cette situation, les professionnels de santé appellent au renforcement des stocks de sang dans les structures sanitaires et à une mobilisation accrue de la population en faveur du don de sang.

Selon Augustin Harushimana, les statistiques de 2023 font état de 299 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes au Burundi. Avec plus de 450 000 naissances vivantes enregistrées chaque année, le pays compterait ainsi plus de 1 000 décès maternels annuellement.

Une place importante. Elle représente, selon le président de l’Association des sages-femmes du Burundi, environ 35 % des décès maternels.

Cette situation constitue un défi pour les structures de santé, particulièrement lorsqu’une femme perd une quantité importante de sang au moment de l’accouchement ou dans les heures qui suivent.

Des stocks de sang suffisants dans les maternités

Pour réduire ces décès, Augustin Harushimana estime que les hôpitaux et les maternités devraient disposer en permanence de quantités suffisantes de sang afin d’assurer une prise en charge rapide des femmes victimes d’hémorragies.

Il rappelle que la prise en charge de l’hémorragie du post-partum ne repose pas uniquement sur les traitements et les techniques prévus dans le protocole national. Dans certains cas, une transfusion sanguine est indispensable pour sauver la vie de la mère.

« L’hémorragie du post-partum exige qu’à côté des techniques prévues dans le protocole national de gestion, il faut également la transfusion sanguine », souligne-t-il.

Un appel au don de sang

Au regard de  ce besoin, le président de l’Association des sages-femmes du Burundi appelle la population à donner régulièrement du sang.

Selon lui, chaque famille devrait compter au moins un donneur de sang, car aucune famille n’est à l’abri d’une situation d’urgence liée à un accouchement.

L’objectif est notamment de garantir la disponibilité des poches de sang dans les centres nationaux et régionaux de transfusion sanguine ainsi que dans les maternités.

« On ne prévoit pas qu’une femme qui accouche va avoir une hémorragie du post-partum. D’où l’importance d’avoir des donneurs pour que le sang soit suffisant dans les stocks », explique Augustin Harushimana.

Renforcer la sensibilisation

Des progrès auraient déjà été réalisés au Burundi dans la compréhension de l’importance du don de sang. Toutefois, Augustin Harushimana estime que les efforts de sensibilisation doivent être renforcés.

Il appelle notamment à multiplier les campagnes d’information afin de montrer à la population que le don de sang constitue un geste qui peut directement contribuer à sauver des vies, notamment celles des femmes confrontées à des complications hémorragiques pendant ou après l’accouchement.

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