Des propriétaires de motos et de vélos disposant d’une autorisation d’accès au centre-ville de Bujumbura dénoncent des arrestations et des saisies qu’ils attribuent à certains policiers déployés aux différents postes de contrôle. Ils demandent aux autorités de clarifier les consignes concernant leur circulation et leur enregistrement.

Les propriétaires de motos et de vélos autorisés à accéder au centre-ville de Bujumbura se disent préoccupés par la situation qui prévaut depuis une récente réunion avec le gouverneur de la province de Bujumbura, Aloys Ndayikengurukiye.
Selon leurs témoignages, certains policiers affectés notamment aux ponts et aux différents postes de contrôle ont commencé à les arrêter et à saisir leurs engins, alors même que leurs autorisations seraient toujours valables et que la période prévue pour le renouvellement de leur enregistrement n’est pas encore arrivée à son terme.
« Nous avons récemment tenu une réunion avec le gouverneur, mais depuis cette réunion, les policiers qui travaillent au niveau des ponts ont commencé à nous arrêter et à saisir nos motos », déplorent certains propriétaires.
Ces derniers affirment également que leurs explications ne sont pas toujours prises en compte par les policiers. Lorsqu’ils demandent les raisons de leur arrestation, les agents leur répondraient que les instructions proviennent de leur hiérarchie.
Les propriétaires concernés souhaitent par ailleurs que les horaires pendant lesquels leurs motos et vélos sont autorisés à circuler soient clairement communiqués. Ils expliquent que certains policiers les arrêtent en estimant que l’heure autorisée pour accéder au centre-ville est déjà dépassée.

« Nous demandons que la limite horaire autorisée nous soit clairement communiquée, car certains policiers nous accusent d’avoir dépassé l’heure », indiquent-ils.
Une demande de clarification au gouverneur
Face à ces difficultés, les propriétaires de motos et de vélos sollicitent l’intervention du gouverneur de la province de Bujumbura. Ils souhaitent que les consignes soient clairement communiquées aux policiers afin d’éviter, selon eux, des saisies qu’ils jugent injustifiées pendant la période d’enregistrement.
Ils rappellent notamment les conclusions de la réunion tenue le 3 août 2026 par le gouverneur Aloys Ndayikengurukiye avec les propriétaires des motos et vélos autorisés à accéder au centre-ville de Bujumbura.
Au cours de cette rencontre, il aurait été précisé que la date limite pour renouveler l’enregistrement de ces engins auprès des services de la province de Bujumbura est fixée au 28 août 2026.