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Journée de l’Afrique : Evariste Ndayishimiye appelle à investir dans l’éducation des enfants

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À l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique, commémorée chaque 25 mai, le président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a dressé un tableau préoccupant de la situation du continent africain. Il a souligné que des millions d’Africains continuent de vivre dans la souffrance à cause des conflits armés, du terrorisme, de l’extrémisme violent, des catastrophes climatiques et des crises humanitaires.

 

Dans son allocution prononcée au stade Intwari, le chef de l’État burundais a indiqué que de nombreuses familles vivent encore dans des camps de réfugiés ou de déplacés internes, privées du strict nécessaire. Il a particulièrement insisté sur le sort des enfants victimes de ces crises.

« Des enfants qui devraient être à l’école. Des enfants dont les rêves ne devraient jamais être interrompus par la guerre, la faim ou l’exil », a déclaré Évariste Ndayishimiye, appelant les dirigeants africains à poser des actions concrètes pour garantir leur avenir.

Le président en exercice de l’Union africaine a rappelé que l’éducation doit rester une priorité, même dans les situations d’urgence humanitaire. Selon lui, abandonner l’éducation des enfants revient à compromettre l’avenir du continent africain.

« Aucune nation ne peut bâtir un avenir solide sur une génération privée de savoir », a-t-il insisté, tout en appelant à nourrir, protéger et assister les populations vulnérables.

De son côté, Faustin Ndikumana, directeur national de la PARCEM (Parole et Action pour le Réveil des Consciences et des Mentalités), estime que l’Afrique continue de souffrir d’une mauvaise image marquée par les guerres, les crises politiques, la faim, le terrorisme et les déplacements forcés des populations, malgré son immense potentiel en ressources naturelles.

Selon lui, les richesses minières et pétrolières dont regorge le continent ne profitent pas suffisamment aux populations en raison d’une crise persistante du leadership, de la corruption et de la mauvaise gouvernance.

Faustin Ndikumana dénonce également la fuite des capitaux et l’enrichissement illicite observés dans plusieurs pays africains. Il appelle les chefs d’État africains à privilégier des réformes concrètes pour transformer le continent au lieu de chercher à se maintenir durablement au pouvoir.

Même son de cloche chez Gabriel Rufyiri, président de l’OLUCOME, qui considère que l’un des principaux défis de l’Union africaine reste le manque de vision à long terme de certains dirigeants africains.

Il estime que plusieurs chefs d’État parlent des principes démocratiques sans réellement les appliquer. Gabriel Rufyiri pointe également du doigt les difficultés liées à la gouvernance, aux élections et à l’économie, qui freinent la stabilité et le développement des pays membres de l’Union africaine. Pour lui, l’Union africaine doit renforcer le leadership, la gouvernance et la solidité économique des États africains afin de relever les nombreux défis auxquels le continent fait face.

 

 

 

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