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Burundi : Marchés en feu, commerçants sans assurance

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Depuis plus d’une décennie, les marchés et galeries commerciales du Burundi sont régulièrement ravagés par des incendies. Le dernier en date a frappé le marché de Kinama le 7 mai 2026, détruisant de nombreuses marchandises. La majorité des biens et bâtiments touchés ne sont pas assurés, laissant les commerçants démunis.

Le 7 mai dernier, un incendie s’est déclaré au marché de Kinama, dans la commune de Ntahangwa. Les flammes ont consumé une grande partie des marchandises dès la matinée, selon des témoins sur place.

Quelques mois plus tôt, le 26 janvier 2026, un autre sinistre avait ravagé des planches et des kiosques près du marché dit « Kwa Siyoni », au lieu-dit « Ku Mbaho ». Les marchés ne sont pas les seuls concernés. Le 16 septembre 2024, un atelier de menuiserie du quartier Mutanga Nord a pris feu, plongeant ses propriétaires dans une impasse financière. La Galerie Diko a elle aussi été la proie des flammes le 19 février 2025. Avant elle, la galerie commerciale Mandela avait été incendiée le 24 janvier 2022.

 

Un fléau récurrent depuis plus de dix ans

L’historique des incendies remonte loin. Le marché central de Bujumbura a été dévasté le 27 janvier 2013. Beaucoup de commerçants n’ont jamais repris leur activité depuis. Le marché de Kamenge a connu plusieurs incendies entre 2012 et 2020.

À l’intérieur du pays, le phénomène est similaire. Le marché de Ngozi a brûlé plus de deux fois entre 2000 et 2021. En 2012, ceux de Kirundo et de Rushubi, en province de Bujumbura, ont également été touchés. Dans le sud, les marchés de Bururi, Kayogoro et Nyanza-Lac, anciennement Nyanza, ont tous été victimes d’incendies en 2011.
Au-delà des pertes immédiates, un constat aggrave la situation : la grande majorité des marchandises, bâtiments et galeries détruits ne sont pas couverts par une assurance. Pour de nombreux commerçants, chaque incendie signifie la perte totale de leur capital et l’arrêt définitif de leur activité.

 

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