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Transport urbain à Bujumbura : la polémique du billet de 100 francs pose des problèmes

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À plusieurs arrêts de bus de la ville de Bujumbura, les passagers dénoncent une pratique devenue courante : l’obligation de payer 100 francs avant même d’accéder aux bus de transport en commun. Une situation qui complique le quotidien des usagers et suscite des tensions.

À l’arrêt de bus de Mont Sion, situé à Gikungu, dans la zone Gihosha en commune Ntahangwa, de longues files d’attente se forment, notamment aux heures de midi. Les passagers souhaitant se rendre au centre-ville font face à une contrainte particulière : débourser 100 francs avant de monter à bord.

Pour certains usagers, cette exigence devient un véritable obstacle. Ceux qui ne disposent pas de cette somme en petite coupure sont parfois contraints de solliciter l’aide d’autres passagers. D’autres, malgré la possession de billets de valeur supérieure, se voient refuser l’accès au bus faute de monnaie.

« Il faut d’abord payer 100 francs pour entrer. Si vous ne les avez pas, vous restez sur place », témoigne un passager rencontré sur les lieux. Certains évoquent même des altercations avec les convoyeurs avant de pouvoir embarquer.

Le même constat est observé dans plusieurs autres zones de la capitale économique, notamment au marché de Kinama, sur l’axe Ngagara-Kanyoni, à Cibitoke ainsi qu’au marché de Cotebu. Dans ces différents arrêts, les passagers à destination du centre-ville doivent également s’acquitter de ces 100 francs avant d’accéder aux bus.

Parallèlement, une activité informelle s’est développée autour de cette situation. Des individus proposent des services de change, souvent à des conditions désavantageuses. Par exemple, un billet de 1000 francs peut être échangé contre seulement 800 francs, alors que le tarif officiel du transport est fixé à 600 francs.

Des justifications côté transporteurs

Du côté des convoyeurs, cette pratique serait liée à des difficultés de gestion de la monnaie. Certains expliquent qu’ils ne parviennent pas à percevoir les 100 francs supplémentaires une fois les passagers installés dans le bus.

Interrogé sur cette situation, Charles Ntirampeba, secrétaire général de l’ATRABU(Association Burundaise des Transporteurs) indique que certains passagers ne paient pas toujours la totalité du tarif fixé.

Selon lui, « sur les lignes où le ticket est de 600 francs, certains passagers ont tendance à payer 500 francs seulement ». Cette situation pousserait les convoyeurs et chauffeurs à exiger que chaque passager dispose du montant exact avant l’embarquement.

Confrontés à cette réalité, les usagers du transport en commun demandent l’intervention des autorités compétentes. Ils estiment que les transporteurs devraient s’organiser pour disposer de monnaie, étant donné que le prix du transport est connu à l’avance.

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