Plus de 100 fournisseurs de matériaux et tâcherons réclament plus de 27 milliards auprès de l’État. Ils expliquent qu’ils ont fourni des matériaux de construction à l’Obuha, que d’autres ont exercé diverses tâches dans la construction des hôpitaux communaux avant juin 2024, mais qu’ils n’ont pas encore été payés. Ils demandent l’intervention du président de la République.

Parmi ces fournisseurs, certains avouent qu’ils risquent de perdre leurs biens du fait qu’ils ont demandé des crédits envers les banques pour fournir différents matériaux à l’Office Burundais de l’Urbanisme et de l’habitat OBUHA pour le projet de l’État de la construction des hôpitaux communaux. Ils disent que leurs familles mènent une vie dure, puisqu’ils n’ont pas encore été indemnisés.
D’après un certain fournisseur qui a approvisionné en matériel l’hôpital communal de Mutaho en province de Gitega, il déplore : « Je suis l’un des fournisseurs de matériaux de construction à l’hôpital communal dans la commune de Mutaho. Mon contrat est de fournir tous les matériaux, sauf le ciment et le fer à béton. J’ai fait ça depuis avril 2024 jusqu’en juin 2024. Je n’ai reçu aucun billet. »
Selon un représentant des coopératives unies pour la fourniture des matériaux de construction des hôpitaux communaux, à présent, dix mois viennent de s’écouler sans qu’ils aperçoivent leurs indemnités.
« Nous avions des contrats pour fournir des matériaux de construction de ravins des hôpitaux communaux, nous avions beaucoup de sites. Nous avons fourni ces matériaux en 2024. Les membres de nos coopératives commencent à s’inquiéter, nous n’avons rien reçu. Mais l’OBR et l’OBM revendiquent toujours d’impôts et de taxes. »
Ils estiment que les banques auprès desquelles certains ont contracté des dettes continuent de leur mettre la pression.
« Les banques auxquelles nous avons demandé des crédits nous mettent la pression, d’un moment à l’autre, ces banques vont saisir nos maisons que nous avons hypothéquées. Avant, nous avions comme espoir que l’Obuha va nous payer pour rembourser nos dettes envers les banques. »
Ces citoyens disent qu’ils se sont rendus au ministère des Infrastructures et que le ministre leur avait donné l’espoir qu’en avril dernier, ils seraient rétablis dans leurs droits. Selon eux, très peu parmi eux ont reçu autour de 4 milliards. Cependant, ils déplorent que la distribution de ces fonds soit maillée de favoritisme.
«Nous sommes environ 200 personnes, nous réclamons plus de 27 milliards de francs burundais. »
Depuis ce mois d’avril, ils estiment qu’ils se sont rendus à trois reprises au ministère des infrastructures, mais qu’ils n’ont reçu aucune réponse tranquillisant. Ils sollicitent l’intervention du président de la République pour que cette question soit résolue.
Ces fournisseurs affirment que les activités de construction des hôpitaux communaux sont à présent à l’arrêt.