Les habitants de la ville de Rumonge tardent encore à se conformer à la mesure exigeant le pavage des devantures des maisons, commerces et autres infrastructures situés le long de la Route nationale n°3 (RN3). Certains estiment que les conditions actuelles ne favorisent pas la réalisation de ces travaux et plaident pour une prolongation du délai accordé.

Lors d’un constat effectué le long de la RN3, du quartier Nkayamba au nord jusqu’au quartier Kanyenkoko au sud, il apparaît que peu de propriétaires ont déjà pavé les espaces situés devant leurs habitations ou leurs commerces, comme l’ont recommandé les autorités administratives.
Selon plusieurs habitants rencontrés sur place, l’état de dégradation avancée de la route ainsi que les travaux de réhabilitation en cours ne les encouragent pas à investir dans le pavage. D’autres expliquent leur hésitation par la présence, sous les espaces concernés, d’infrastructures telles que les conduites de la REGIDESO, les câbles de l’ONATEL et de BBS.
Ces habitants craignent que les travaux de pavage n’endommagent ces installations déjà mises en place. Ils demandent ainsi aux différents intervenants concernés de se réunir afin de fournir des orientations claires permettant d’exécuter les travaux dans de bonnes conditions. Ils sollicitent également une prolongation du délai accordé pour se conformer à cette mesure.
L’administration rejette ces arguments
De son côté, Hamza Sinankwanabose, chef de la zone urbaine de Rumonge, estime que les justifications avancées par certains habitants ne sont pas fondées.
Selon lui, les travaux de pavage s’effectuent uniquement en surface et ne peuvent donc pas affecter les conduites ou les câbles installés en profondeur. Il rappelle que cette mesure doit être respectée par tous les concernés.
Le chef de zone met en garde les habitants qui n’ont pas encore entamé les travaux. Il indique qu’ils s’exposent à des sanctions et à des amendes prévues par l’administration en cas de non-respect de cette obligation.