À Ruyigi, des réfugiés congolais dénoncent des conditions de vie précaires : repas unique, maladies, accès limité aux soins de santé et impossibilité de rentrer chez eux. L’ONPRA annonce le rapatriement volontaire de 500 réfugiés dès le 23 avril 2026.

Ils sont enfants, parents, personnes âgées. Regroupés dans un camp de la commune de Ruyigi, des réfugiés congolais témoignent de conditions de vie qu’ils jugent très difficiles.
Le manque de nourriture est la première urgence citée. « Franchement, nous vivons dans de mauvaises conditions. Nous n’avons pas suffisamment à manger car nous ne mangeons qu’une seule fois par jour », confie un réfugié.
Cette sous-alimentation expose les familles à la maladie. « Nous mangeons mal, ce qui nous expose à différentes maladies », ajoute un autre. « Cela faisait un moment que nous n’avions rien à manger. On nous a donné de l’argent, mais la nourriture n’est toujours pas disponible. »
L’accès aux soins est le second point noir. Les réfugiés évoquent des médicaments en quantité insuffisante face au nombre élevé de personnes dans le camp.
« Ici, je suis très inquiet parce que je suis malade », témoigne une réfugiée. « Ce que je souhaite, c’est rentrer chez moi afin de pouvoir reprendre mes activités, car ici, la vie est difficile. Je souhaite vivement rentrer car je suis seule et je n’ai même pas de quoi me vêtir. »
Plusieurs réfugiés manifestent leur frustration de ne pas pouvoir rentrer en RDC alors que la vie dans le camp reste éprouvante. Ils déplorent le fait que ceux qui souhaitent rentrer dans leur pays ne sont pas autorisés à le faire.
500 rapatriements volontaires prévus dès le 23 avril
Contacté, Fiacre Nkurunziza, chargé du suivi des activités dans la zone accueillant les réfugiés à Ruyigi pour l’ONAPRA (Office national de la protection des réfugiés et des apatrides) apporte des précisions.
« À partir du 23 avril, environ 500 réfugiés commenceront à être rapatriés vers leur pays d’origine », indique-t-il.
Il précise que l’enregistrement des candidats au retour volontaire se poursuivra. « Ce retour n’est pas forcé et ceux qui choisiront de rester continueront à bénéficier de l’assistance », souligne Fiacre Nkurunziza.