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CAPES+ : « Le Burundi risque un recul dans la lutte contre le Sida. »

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L’association CAPES + s’inquiète du recul des interventions dans la lutte contre le VIH/SIDA, ce qui complique l’accès aux antirétroviraux. Elle rappelle que le Burundi avait atteint un bon niveau dans cette lutte, mais déplore un risque de régression en raison de la baisse des aides dans ce domaine. Le CAPES+ appelle l’État burundais à prendre des mesures urgentes pour prévenir toute détérioration de la situation.

D’après Hamza Venant Burikukiye, représentant légal du Collectif des associations des personnes vivant avec le VIH/SIDA (CAPES+), la lutte contre le VIH/SIDA au Burundi connaît un déficit majeur en raison de la réduction des aides internationales dans ce domaine.

 « On peut citer le gouvernement américain qui a déjà presque diminué la totalité de son appui. Il y a aussi le Fonds mondial qui est déjà touché, qui nous a déjà avertis qu’il allait diminuer l’enveloppe et d’autres vont déjà dans ce sens. »

Il déplore que cette réduction d’aide survienne alors que le Burundi avait réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre le VIH/SIDA.

« La fréquence du sida au niveau national était déjà de moins de 0,9%, c’était vraiment un bon résultat. La majorité des personnes déjà infectées, plus de 90% sont sous les ARV et parmi ceux qui sont sous le traitement antirétroviral, plus de 80% ont déjà une charge virale vraiment supprimée. Vous savez très bien que quand on a une charge virale supprimée, on a beaucoup de chances de ne plus contaminer le VIH/SIDA. »

Il ajoute : « Comme ça, avec tous ces efforts qu’on avait déjà consentis, on risque vraiment de tomber ou on risque de faire un retour en arrière parce qu’il y a des activités qui ont éprouvé des appuis, c’est-à-dire que la sensibilisation et le dépistage volontaire. »

Il appelle à une intervention urgente du gouvernement: « Le gouvernement et les partenaires concernés devraient vraiment prendre en main les choses et voir comment pallier à toutes éventualités malheureuses, surtout qu’on compte sur les partenaires et sur la mobilisation domestique des ressources », dit-il.  

Loi budgétaire 2025-2026 : moins de 2 milliards pour l’achat des ARV

Sur un budget de 215.670.960.080 milliards de francs burundais du ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, la loi des finances 2025-2026 stipule que l’appui aux associations de prise en charge des malades du sida s’évalue à 199.707.000 millions, l’achat de médicaments ARV à 1.280.305.555 milliards. Ce budget prévoit aussi 499.997.286 pour l’amélioration de la qualité de vie des personnes infectées par le VIH/SIDA.

La réduction de la transmission des infections sexuellement transmissibles et du VIH/SIDA par le renforcement et l’élargissement des interventions de prévention s’évalue à 79.599.120 millions. Le montant alloué au Fonds national de lutte contre le sida est de 176.280.375 millions. Cette loi de finances prévoit également 12.476.250 millions pour la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles et le sida.

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