Certains habitants de la ville de Bujumbura se disent préoccupés par la présence de produits périmés sur le marché. Ils reconnaissent qu’il leur arrive de ne pas vérifier les dates de péremption. Certains commerçants ne nient pas ce constat et appellent les consommateurs à faire preuve de vigilance. De son côté, l’ABUCO estime que le BBN devrait effectuer des descentes régulières pour contrôler l’état des produits commercialisés.

Un des habitants de la capitale Bujumbura, rencontré au centre-ville, révèle : « On ne se souvient pas toujours de vérifier les dates d’expiration des produits, mais si on constate par exemple que le jus qu’on vient de boire est expiré, sans doute on ne se sent plus à l’aise comme avant, craignant des conséquences négatives qui peuvent surgir. »
Un certain commerçant rencontré au même endroit reconnait également vendre des produits périmés, souvent par négligence, lorsqu’il oublie de vérifier les dates de péremption lors de l’approvisionnement.
« Il m’arrive parfois de vendre des produits périmés. Cependant, quand je m’approvisionne en produits consommables, à maintes fois, je commence à vérifier leurs dates d’expiration. Si un produit a une durée de validité très courte, je le laisse, sauf si je sais qu’il se vend rapidement. »
Il reconnaît que la consommation de produits périmés peut entraîner de graves conséquences sur la santé humaine. Il appelle donc chaque citoyen à vérifier attentivement la date d’expiration des produits avant tout achat, afin de préserver sa santé.
L’ABUCO exhorte le BBN à intensifier les inspections

Noël Nkurunziza, secrétaire général de l’Association burundaise des consommateurs (ABUCO), appelle le Bureau burundais de normalisation et de contrôle de la qualité (BBN) à renforcer les contrôles sur le marché, dans l’intérêt de la population.
« L’ABUCO constate ces derniers temps une affluence des produits, dont les jus, les biscuits et autres, qui pourtant la date de péremption est marquée, mais constate que la date d’expiration a déjà été atteinte, sinon dépassée. Elles continuent à être vendues sur le comptoir, vendues aux consommateurs. Il y en a d’autres produits où on trouve que cette date a été effacée ou falsifiée. »
Il demande au BBN d’intervenir : « Nous lançons un appel au BBN pour qu’il sorte du silence et aille sur le marché pour contrôler la qualité des produits vendus parce que si les fabricants ont pensé à mettre sur le produit la date de péremption, c’est qu’ils sont au courant que ces produits sont dangereux pour la vie du consommateur », selon lui, le BBN devrait appliquer la loi au contrevenant au cas de besoin.