Suivez Bonesha fm En Direct

PARCEM: « Sans carburant, le Burundi ne peut pas se développer. »

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp

Le mardi 19 août, lors d’un atelier d’échange sur la loi budgétaire 2025–2026 organisé par la PARCEM, son directeur a affirmé que la pénurie de carburant trouve son origine dans l’élaboration du budget de l’État. Selon lui, aucun développement durable ne peut être envisagé tant que cette crise persiste. De son côté, Agathon Rwasa a souligné que l’État devrait intensifier ses efforts en adoptant des lois claires pour garantir un approvisionnement régulier en carburant.

D’après Faustin Ndikumana, directeur national de la PARCEM, toutes les activités du pays sont paralysées en raison du manque de carburant, ce qui cause des pertes inutiles pour la population.

« Il faut analyser la vente illicite du carburant qui oblige les citoyens à se ravitailler sur le marché noir. Regardez les véhicules dans les stations-service. Certains passent deux semaines sans être servis. Dans ces conditions, comment peut-on espérer un développement économique ? », a-t-il demandé.

 Il estime que toutes les activités du pays sont paralysées : « Imaginez les difficultés pour se rendre au travail ou à l’école. Même les associations chargées d’enlever les immondices utilisent du carburant.  Elles ne peuvent plus fonctionner, ce qui perturbe l’hygiène dans les ménages. Les véhicules de transports publics manquent également de carburant. »

Ndikumana dénonce également les discours tenus par certaines autorités, selon lequel les habitants de l’intérieur du pays n’auraient pas besoin de carburant ni de devises, des propos qu’il juge inappropriés.

La PARCEM appelle le gouvernement à s’appuyer sur cinq piliers pour assurer le développement du pays, dont la stabilité politique, la lutte contre la corruption et la coopération avec d’autres pays et organisations.

À son tour, Agathon Rwasa déplore le désordre ambiant, où des particuliers traversent les frontières pour s’approvisionner en carburant dans les pays voisins, avant de le revendre sur le marché noir.

« Il ne faut pas encourager une politique où chaque citoyen est obligé de se rendre à l’étranger pour s’approvisionner en carburant, il se retrouve à outrepasser la loi. L’État devrait conjuguer ses efforts pour mettre en place des lois garantissant la disponibilité du carburant, afin d’éviter de plonger les gens dans le clientélisme. »

Selon cet homme politique, il est inacceptable d’accorder un avantage excessif à quelques personnes ou à un groupe restreint pour pouvoir importer seuls le carburant.

 

 

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest
Pocket
WhatsApp

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *