La CFCIB exprime ses préoccupations quant à la faiblesse de la mobilisation fiscale dans le pays. Son secrétaire général, déplore que l’Office burundais des recettes (OBR) ne parvienne pas à percevoir plus de 50 % des impôts et taxes. Il accuse l’OBR d’un manque de suivi rigoureux dans la collecte, et appelle à une gestion économique plus stricte pour améliorer l’assiette fiscale.

Le jeudi 14 aout, lors d’une conférence-débat organisée par la Banque centrale du Burundi sur les réformes économiques, la Chambre fédérale de commerce et d’industrie du Burundi (CFCIB) a estimé que les taxes et impôts collectés par l’OBR restent minimes jusqu’à présent.
D’après Denis Nshimirimana, secrétaire général de la CFCIB : « Nous avons une économie malade. Je crois qu’il faut vraiment un check-up complet et voir toutes les contraintes, toutes les barrières. Nous ne pouvons pas évoluer dans un contexte où l’OBR collecte à peine certainement 40 ou 50% des recettes fiscales et non fiscales qu’il devait collecter. »

Il fait savoir : « La population fiscale et des grands contribuables tournent autour de 1000 et là, c’est un chiffre d’affaires de 700 millions par an. Ce n’est pas vrai. Je vois des gens qui circulent dans des véhicules achetés à 200 millions, 300 millions et qui, finalement, vous allez à l’OBR, vous regardez ce qu’il paye chaque année et vous vous rendez compte que sur les cinq dernières années, il n’a pas payé des impôts de 100 millions. »
Selon lui, il y a une certaine catégorie de gens qui sont dans le paradis fiscal : « Entre temps, il s’est construit un building d’un milliard, d’où est venu cet argent? On ne peut pas continuer comme ça. Mais c’est impossible. Il y a des gens qui sont dans le paradis fiscal. Nous, nous sommes prêts au niveau de la Chambre fédérale de commerce et d’industrie du Burundi. Nous voyons ce qui se passe autour de nous. »
Le directeur général de la CFCIB trouve que l’OBR doit fournir des efforts pour soulever l’économie du Burundi.