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PARCEM : La BRB, une banque sans liberté

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L’organisation PARCEM blâme la gestion propre de la BRB par la présidence de la République du Burundi. D’après cette organisation, la BRB devrait être sous la tutelle du ministère des finances pour qu’elle soit autonome et pour qu’il y ait plus de transparence, notamment en gestion des devises qui sont rares dans le pays.

D’après Faustin Ndikumana, le directeur national de la Parole et Actions pour le Réveil des Consciences et l’Evolution des Mentalités (PARCEM), ce n’est pas digne que la banque centrale du Burundi soit gérée sous la présidence du président Ndayishimiye.

« Une banque centrale qui n’a pas d’autonomie pour réglementer la gestion visant la transparence, ça devient toujours problématique. La BRB devait retourner sous la tutelle du ministère des finances et au niveau de la présidence, c’est le suivi et le recontrôle. »

Selon M. Ndikumana, que ça soit le premier ministre, le ministre des finances ou encore la présidence, personne n’a le droit de se mêler des affaires de la BRB.

« La réglementation nationale est respectée par tout le monde. Aucune entité n’a le droit de s’affranchir des exigences d’une réglementation fixée pour l’intérêt supérieur de la nation. Il ne faut pas utiliser son poids politique, son poids pour bénéficier de tels ou tels autres avantages, au niveau par exemple de la banque centrale. »

Pour qu’il y ait la transparence des devises, la PARCEM précise que le gouvernement devrait accorder de l’autonomie à la banque centrale.

« Il faut vérifier la structure de la balance des paiements. Le Burundi est le dernier pays en ce qui concerne les investissements directs étrangers, il s’observe une faible exportation. Quand on commence à voir que le Burundi se veut le luxe d’investir à l’étranger, on se demande, est-ce que c’est à partir des flux, qui sont entrer en devise par rapport à la capacité des entreprises qui bénéficient de ces investissements à l’étranger ? », se demande-t-il.

Rappelons que, l’article 59 du décret 100/236 du 21 octobre 2021 portant révision du décret 100/063 du 22 septembre 2020 portant réorganisation des services de la présidence de la République du Burundi fait de la BRB une administration de la présidence.

 

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