Le syndicat SYNAEB regrette qu’il s’observe à présent le départ massif des enseignants vers l’étranger suite aux conditions de vie défavorables. Selon le SYNAEB, cette situation a un impact négatif sur le système éducatif burundais. Ce syndicat incite le gouvernement à améliorer les conditions de travail des enseignants tout en leur octroyant un salaire adapté au cout actuel de la vie.

Frédéric Nzeyimana, président du syndicat national des enseignants du Burundi (SYNAEB), regrette : « Nous déplorons le départ massif des enseignants liés à leurs conditions de vie défavorable pour aller essayer une vie ailleurs, une situation avec plusieurs répercussions sur le système éducatif burundais ainsi que sur la vie des familles des enseignants. »
Le président de ce syndicat demande la promotion des conditions de vie des enseignants tout en leur octroyant un salaire indexé sur le cout actuel de la vie afin qu’ils puissent accomplir leurs devoirs professionnels.
« Le SYNEAB demande aux enseignants de s’abstenir et de continuer à saisir les enfants de la nation convenablement tout en rappelant et réclamant l’amélioration de leurs conditions de vie auprès de leur employeur qui est le gouvernement, comme c’est un droit qui leur est garanti par les textes régissant le travail au Burundi », dit-il.
Dans une réunion tenue le vendredi 18 juillet par le ministre de l’éducation dans la capitale Gitega à l’endroit des directeurs provinciaux et communaux de l’éducation, la directrice de l’éducation dans la province de Gitega a donné l’exemple de cette province où 32 enseignants ont quitté leur travail durant l’année scolaire 2024-2025.
Mme Godefride Hakizimana, elle précise : « Ici, dans la province de Gitega, et je pense que cela se rapporte aussi à d’autres provinces, on constate qu’il y a des enseignants qui abandonnent leur travail. Bien que, pour l’année scolaire écoulée, nous ayons compté 32 enseignants qui ont quitté leur poste et parmi eux, 13 soient partis au début de cette année 2025, au mois de janvier. »
D’après la directrice de l’éducation dans la province de Gitega, certains de ces enseignants décrochent leurs postes pour recourir à l’étranger.