Les citadins de la ville de Bujumbura font savoir que les droits des enfants ne sont pas bien respectés. Ils expliquent que certains enfants sont encore contraints de travailler dans des conditions difficiles et exposés à la maltraitance, ce qui constitue une forme d’exploitation. Selon eux, il faut qu’il y ait une loi obligeant les parents à scolariser leurs enfants afin que cette situation soit réduite.

Certains habitants de la ville de Bujumbura témoignent que des enfants sont contraints d’effectuer des travaux pénibles pour gagner de l’argent, en raison de la pauvreté de leurs familles. Cette situation constitue une forme d’exploitation de la part de leurs employeurs.
« D’une part, les droits de l’enfant sont respectés, mais d’autre part, on remarque qu’il y a toujours des enfants malmenés, surtout ici, dans la ville de Bujumbura. Il y a des enfants qui quittent l’intérieur du pays et qui font des travaux forcés. Là on ne peut pas dire que ces droits sont respectés. »
Un autre déplore qu’il y ait des enfants qui font des travaux destinés aux adultes alors que ces enfants sont censés être au banc de l’école.
« On peut voir un enfant qui passe toute une journée en circulant avec un seau sur la tête en faisant le commerce des beignets. Il y a même des employés qui frappent ces enfants et qui ne leur donnent même pas de salaire pour le travail qu’ils font, et cela rend plus compliquée la vie de l’enfant. »
Il se remarque également le trafic des enfants vers les pays étrangers : « Il y a des enfants qu’on amène à l’étranger clandestinement pour faire des travaux forcés. Vous comprenez que tout cela perturbe les droits de l’enfant. »
Ces habitants de la ville de Bujumbura suggèrent que l’enfant qui n’a pas encore atteint l’âge de travailler soit sous l’autorité de ses parents.
« Il faut qu’il y ait la loi qui contraint les parents à envoyer les enfants à l’école. Cela pourrait beaucoup aider les enfants à poursuivre leurs études », a raconté un certain passant interrogé.