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Tanzanie : plus de 82 000 réfugiés burundais menacés de retour

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La CNIDH et le HCR critiquent la décision de la Tanzanie de refouler plus de 82 000 réfugiés burundais d’ici mars 2026, estimant que ce délai est trop court pour permettre au Burundi de se préparer à les accueillir dans des conditions dignes. Ils plaident pour une prolongation de cette période. Cette position a été exprimée ce mardi 25 novembre à Ngozi, dans la province de Butanyerera, lors d’un atelier organisé par la CNIDH en collaboration avec le Parlement.

Lors de cet atelier, Rose Médée Dusenge, directrice chargée de la protection internationale au sein du HCR, a déploré la décision des autorités tanzaniennes de rapatrier de force plus de 82 000 personnes en l’espace de seulement quatre mois.

Martin Niteretse, président de la Commission permanente des droits de l’homme à l’Assemblée nationale, indique que la question des réfugiés burundais en Tanzanie suscite des interrogations, car certaines personnes en tireraient profit.

« La question des réfugiés burundais est très délicate et entourée de nombreuses spéculations. Certains Burundais vont jusqu’à vendre tous leurs biens, y compris leurs parcelles, pour se rendre en Tanzanie en tant que réfugiés. Il arrive même que certains versent de l’argent afin d’apparaître sur les listes prioritaires. »

Quant à Mme Dusenge, les réfugiés burundais devraient disposer de suffisamment de temps pour se préparer, car tout refoulement serait contraire au respect des droits de l’homme.

« Nous ne nous opposons pas au retour de ces réfugiés dans leur pays, mais un minimum de conditions doit être respecté par la Tanzanie. Cette décision n’empêche pas que nous poursuivions notre plaidoyer ; qu’il soit accepté ou rejeté, cela fait partie du processus. »

Martin Blaise Nyaboho, président de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH), partage cet avis et estime que le Burundi et la Tanzanie devraient parvenir à un accord pour prolonger la période de préparation au retour.

« Quand on veut refouler plus de 82 000 personnes pendant 2 ou 3 mois, ça me donne l’impression déjà que le refoulement ne sera pas si confortable et le refoulement ne respectera pas la dignité de l’homme. Je lance un appel vibrant et pressant au gouvernement burundais de négocier encore une fois avec le gouvernement tanzanien pour faciliter le rapatriement. »

Il ajoute : « Moi, je proposerai ma partie du mois de juillet puisque les faits rentraient au mois de décembre, janvier, février ou mars, pendant la grande saison pluvieuse au Burundi, ils pourraient entrer dans un confort qui ne respecte pas la dignité humaine. »

Une réunion tripartite entre le Burundi, la Tanzanie et le HCR se tient en Tanzanie depuis ce 26 novembre pour échanger sur le processus de rapatriement des réfugiés burundais.

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