La CENI appelle les Burundais à participer massivement aux élections collinaires prévues pour ce lundi 25 août 2025. Elle insiste sur l’importance de respecter les consignes électorales et encourage vivement la prise en compte de la représentation féminine au sein des conseils de colline et de quartier.

D’après François Bizimana, porte-parole de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), seuls les citoyens déjà inscrits lors des dernières élections législatives et communales auront le droit de voter lors des élections collinaires.
« Les électeurs, ce sont eux qui se sont inscrits au mois d’octobre de l’année passée et ce sont eux qui ont voté le 5 juin 2025, il s’agit d’environ 8 millions de la population. Pour que ces élections se déroulent correctement, j’invite tous ceux qui remplissent les conditions exigées pour voter à être présents ce lundi 25 août à 6 heures du matin afin d’élire les représentants dans les collines et les quartiers, de sorte qu’à 15 heures le processus soit terminé. »
Il demande à ce que les électeurs respectent l’article 173 du Code électoral du Burundi : « Je voudrais également insister sur le fait que les électeurs doivent respecter l’article 173 du Code électoral du Burundi lors des remplissages des bulletins de vote, en inscrivant trois noms comme le prévoit le Code électoral. Parmi ces trois noms, il doit y avoir à la fois des hommes et des femmes.
Il complète : « Ainsi, parmi les cinq personnes qui seront élues, il y aura la possibilité d’atteindre au moins 30% des femmes si les électeurs inscrivent systématiquement trois noms comprenant également des candidates ayant fait preuve de détermination et d’engagement pour se présenter. »
ABBA : « Que les électeurs élisent des gens intègres. »
Jean-Bosco Ndereyimana, représentant légal de l’association de la société civile Abana Bacu (ABBA), appelle les électeurs à ne pas être manipulés le jour des élections collinaires.
« Nous demandons aux burundais qui vont élire, d’élire des personnes intègres, pas seulement parce qu’ils proviennent de tel ou tel autre parti politique. Il faut plutôt élire quelqu’un qui se conduit bien dans la société. Nous voulons des gens qui sont votés suite à leur personnalité, pas des gens élus par influence.
Selon lui, le Burundi a besoin des dirigeants intègres et responsables : « Ici, nous parlons des personnes qui pourront passer par la corruption, les ponts de vin et même sur l’injonction des partis politiques. Le pays a besoin de dirigeants élus de la base au sommet, mais aussi que ces élus soient vraiment capables, intègres pour être au service de la population », dit-il.